Lette ouverte du Secrétaire Général de la FETRAG, au ministre du travail : « Une prise de parole salutaire face à des dérives inacceptables »

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La lettre ouverte adressée au ministre du Travail par Jocelyn Louis NGOMA, Secrétaire Général de la FETRAG, n’est pas passée inaperçue. En dénonçant avec force l’intervention abusive de certains individus d’origine douteuse, dans des entreprises privées, ce syndicaliste engagé jette une lumière crue sur des dérives qui menacent l’équilibre institutionnel et social du pays.

 

Figure respectée du monde syndical, Jocelyn Louis NGOMA n’en est pas à sa première alerte. Ce syndicaliste de haut vol, visionnaire et avant-gardiste, s’est imposé par sa rigueur, sa maîtrise des enjeux socio-professionnels et son attachement indéfectible aux principes de justice sociale. Sa prise de position ne relève ni de l’improvisation, ni de l’émotion : elle est le fruit d’une analyse lucide, étayée et profondément républicaine.

 

Dans cette lettre ouverte, il dénonce un mal enraciné dans les pratiques de l’ancien régime : l’anarchie institutionnalisée, où certains, profitant de leur proximité avec les cercles du pouvoir, se croyaient tout permis. Cette réalité a tristement marqué les deux mandats d’Ali Bongo, où la République fonctionnait à plusieurs vitesses et où l’arbitraire prenait souvent le pas sur la légalité.

 

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L’intervention de ces individus, sans qualité ni mandat, dans les entreprises privées au nom d’un prétendu patriotisme économique, relève d’une imposture dangereuse. Elle traduit la persistance d’un système informel, fait de pressions, de menaces voilées, et d’abus d’autorité. Ces pratiques doivent être éradiquées si l’on veut véritablement refonder l’État et restaurer la confiance.

 

En tant que journaliste, nous tenons à saluer le courage de Jocelyn Louis NGOMA. Par cette lettre, il ne fait pas que dénoncer : il propose un sursaut, une rupture nécessaire avec les travers du passé. Il invite le ministre du Travail à agir, et à affirmer l’autorité de l’État de droit face aux initiatives privées déguisées en action publique.

 

Ce texte est plus qu’un avertissement. Il est un acte de haute responsabilité, porté par un homme dont le parcours force le respect et dont les convictions ne se démentent pas. C’est à travers des voix comme la sienne que le Gabon de la Cinquième République peut espérer se relever, plus fort, plus juste, plus cohérent.

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