« LE SERPENT CHANGE DE PEAU » : L’APPEL À LA VIGILANCE DE RODRIGUE MAISSA NKOMA
Libreville – Actualite 241- C’est une déclaration qui claque comme un coup de semonce. Dans une allocution solennelle prononcée ce 3 octobre 2026 à Libreville, Rodrigue Maissa Nkoma, Président de l’ONG Tous pour la 5e République – TOP 5, est sorti du silence. Non pas pour occuper le terrain médiatique, dit-il, mais pour tirer la sonnette d’alarme.
Le constat de départ est dressé avec force : le Gabon avance. Il avance en paix, sans effusion de sang, sous les yeux du monde, vers la Ve République et ses institutions nouvelles. Une transition historique, porteuse de la promesse d’un pays plus juste et mieux gouverné. Mais cette marche en avant dérange.

Et c’est là que le ton se durcit. Pour le leader de TOP 5, ceux qui vivaient de l’immobilité d’hier se sont remis au travail. « Le serpent change de peau, il ne change pas de nature », lance-t-il. Selon lui, les ennemis du Gabon ont simplement changé de méthode. Hier à visage découvert, aujourd’hui tapis dans l’ombre, ils poursuivraient le même dessein : diviser pour mieux régner.
Leurs armes ? La calomnie, l’insulte, la rumeur distillée de téléphone en téléphone. Leur objectif ? Rendre le pays ingouvernable. Face à ce qu’il qualifie de manœuvre de déstabilisation, Rodrigue Maissa Nkoma lève un drapeau rouge. Et ce drapeau a un nom : RED FLAG.
La déclaration se transforme alors en une litanie offensive, martelée devant la presse. Un carton rouge adressé à tous ceux qui, selon lui, veulent faire dérailler la transition. Aux marchands de haine et aux apôtres du repli identitaire : RED FLAG. Aux prophètes de malheur qui espèrent l’effondrement chaque soir : RED FLAG. Aux colporteurs de rumeurs et aux fabricants de fake news, aux semeurs de désordre qui rêvent d’un Gabon ingouvernable : RED FLAG.


Même la diaspora n’est pas épargnée, et c’est le passage le plus croustillant. TOP 5 fait une distinction nette. D’un côté, il salue les Gabonais de l’étranger qui travaillent, investissent et défendent l’honneur du pays, les qualifiant de fierté de la Nation. De l’autre, il dégaine un RED FLAG cinglant contre « ceux qui font de l’injure à la patrie un métier » et qui salissent l’image du Gabon aux yeux du monde. « On ne grandit pas en rabaissant sa mère », assène-t-il.
Mais au-delà de la dénonciation, c’est un véritable appel à la vigilance citoyenne que lance l’ONG. Vigilance devant ce que l’on lit et que l’on partage, car une rumeur devient vite une blessure dans une famille. Vigilance devant celui qui vous dit que votre voisin n’est pas votre frère ou que votre province vaut plus qu’une autre. Un discours qui, rappelle-t-il, n’a jamais construit une route ni nourri un enfant.
L’antidote à cette division, pour TOP 5, c’est l’unité. Citant la sagesse des anciens, Rodrigue MAÏSSA NKOMA rappelle que « lorsque les toiles d’araignée s’unissent, elles peuvent arrêter un lion ». Cette toile, c’est l’unité nationale. Une unité qui, selon lui, doit être gardée par tous : le Gouvernement, la classe politique, la société civile, les entreprises, chaque famille et chaque jeune.
La déclaration se mue alors en une démonstration de force territoriale. L’ONG réaffirme son soutien plein et entier au pilote de cette transition, celui qui, selon ses mots, « a libéré le pays sans effusion de sang et a choisi la main tendue plutôt que la vengeance ». Et pour le prouver, il fait défiler les neuf provinces.
De l’Ogooué-Maritime à la Ngounié, de la Nyanga au Moyen-Ogooué, de l’Ogooué-Ivindo à l’Ogooué-Lolo, du Woleu-Ntem à l’Estuaire en passant par le Haut-Ogooué, le message est le même : « est avec toi ». Un seul mot d’ordre final, scandé comme un slogan de campagne : « Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest : un seul Gabon, un seul peuple, un seul cap ! »
Aimé Jordan PANGO
