ITIE 2026 À BRUXELLES : LE GABON JOUE LA CARTE DE LA TRANSPARENCE FACE À HELEN CLARK

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En marge de la Conférence Mondiale de l’ITIE 2026 qui s’achève ce vendredi 9 octobre au SQUARE de Bruxelles, le Gabon a marqué des points. Deux parlementaires gabonais ont été reçus en entretien bilatéral par la Présidente sortante du Conseil d’Administration international de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, Mme Helen Clark, ancienne Première Ministre de Nouvelle-Zélande.

 

Un échange qui n’avait rien de protocolaire. L’Honorable Georges MPAGA, Sénateur élu national du département d’Etimboué, et l’Honorable Patrick Barbera Isaac, Député du 2ème siège de Port-Gentil et ancien Ministre du Travail et des Sports, sont venus défendre le nouveau visage du Gabon extractif à un moment charnière pour le pays.

 

Au cœur des discussions, un dossier brûlant : la situation du Gabon au regard de la Norme ITIE 2023 et sa prochaine Validation. C’est le véritable examen de passage. Le pays doit prouver qu’il a franchi un cap, qu’il ne se contente plus de publier des chiffres, mais qu’il entre dans l’ère de la redevabilité totale, notamment sur les contrats des minerais critiques, devenus le nerf de la guerre énergétique mondiale.

 

Face à Helen Clark, les deux élus ont plaidé les réformes de la Vème République. Un argumentaire en trois axes : l’exigence désormais posée de publication intégrale des contrats miniers et pétroliers, la traçabilité complète des revenus extractifs du puits jusqu’au Trésor public, et la mise en place de mécanismes effectifs de reversement au profit des communautés locales impactées. Un discours qui tranche avec l’opacité d’hier.

 

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Une posture qui a trouvé une oreille attentive. Mme Helen Clark a salué l’engagement et la démarche proactive des parlementaires gabonais. Pour elle, le rôle du Parlement est central. Sans contrôle parlementaire fort, pas de transparence durable. Elle a martelé une conviction qui est le fondement de l’ITIE : les ressources naturelles ne sont une bénédiction que si elles profitent réellement aux populations, et cela ne se décrète pas, cela se contrôle.

 

L’enjeu pour le Gabon est considérable. Au-delà de l’image, c’est l’attractivité du pays qui est en jeu. Les investisseurs les plus sérieux, les partenaires au développement et les acheteurs de minerais critiques exigent aujourd’hui des standards irréprochables. Réussir sa Validation ITIE, c’est obtenir un label de bonne gouvernance qui ouvre les portes des financements durables.

 

C’est tout le sens de cette rencontre bilatérale. Elle ouvre la voie à un accompagnement renforcé entre le Parlement gabonais et le Secrétariat International de l’ITIE. L’objectif est clair : aider le Gabon à se hisser aux standards les plus élevés de la gouvernance extractive et à transformer ses ressources en développement réel.

 

À Bruxelles, le message est passé : le Gabon ne veut plus seulement être un pays riche de son sous-sol, il veut devenir un modèle de transparence dans sa gestion.

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