Élections contestées et salaires gelés : Le SAEG lance une rentrée syndicale sous haute tension à Libreville 

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Réunis ce samedi 17 octobre à leur siège du 2ᵉ arrondissement, les enseignants membres du SAEG ont tiré à boulets rouges sur la gestion de l’Éducation Nationale. Exigeant l’annulation pure et simple des dernières élections professionnelles, le syndicat promet de ne pas plier face aux dérives administratives.

Vent de colère et de détermination au quartier Nkembo. Ce samedi 17 octobre 2026, le Syndicat Autonome des Enseignants du Gabon (SAEG), affilié à la CONASYSED, a effectué sa rentrée syndicale solennelle. Devant une foule de militants mobilisés, le président du Bureau National, Jules Bibang Obounou, a dressé un bilan sans concession de la situation sociale et administrative des enseignants du pays.

 

Au cœur du mécontentement figurant en tête de liste : la contestation radicale des élections professionnelles d’avril et mai 2026, qualifiées de véritable « parodie électorale ».

 

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Pour la direction du syndicat, le processus électoral piloté par les autorités a été entaché d’irrégularités flagrantes : Le SAEG dénonce l’absence délibérée de ses bulletins dans les bureaux de vote, l’usurpation de son sigle par des listes non conformes et l’usage d’urnes itinérantes non réglementaires. L’organisation exige l’annulation totale des résultats devant la justice administrative. Le syndicat rejette fermement les injonctions du Ministère du Travail exigeant les listes d’adhérents sous 15 jours, dénonçant une tentative de contrôle policier contraire à l’article 21 de la Constitution et aux conventions de l’OIT. Qualifiant les promesses de distribution de parcelles de simples « diversions », le SAEG réclame l’apurement immédiat des arriérés de salaire, la fin du gel des solde et la régularisation des carrières bloquées depuis 2019.

 

Rappelant que la force du mouvement syndical réside dans la décision collective et le respect du droit, Jules Bibang Obounou a appelé l’ensemble des enseignants gabonais à la cohésion et à la vigilance. Le SAEG réaffirme sa détermination à mener le combat juridique et social pour restaurer la dignité des enseignants et défendre l’avenir de l’école publique gabonaise.

K-aymard LELENGUI

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