Les Présidents des Ligues Provinciales Sonnent l’Unisson : Mounguengui, le bon choix
Réunis ce 9 avril à Nomad Hotel Libreville, les présidents des ligues provinciales de football ont tenu à faire une mise au point ferme face aux polémiques entourant la prochaine élection à la tête de la Fédération Gabonaise de Football. Dans une déclaration au ton offensif, ces acteurs majeurs du football national dénoncent des attaques qu’ils jugent infondées, tout en réaffirmant leur soutien au président sortant, Pierre Alain Mounguengui.
Des critiques contre certains acteurs et la presse
D’entrée, les présidents des ligues ont fustigé l’attitude de certains acteurs du football, accusés de porter atteinte aux valeurs de fair-play et de privilégier des attaques personnelles. Ils pointent également du doigt une partie de la presse, qu’ils estiment plus préoccupée par le sensationnel que par une couverture équilibrée et responsable du football gabonais.
Des réformes statutaires validées et assumées
Au cœur des débats, les modifications des textes régissant la FEGAFOOT. Les présidents rappellent que ces réformes sont le fruit d’un long processus, initié lors du 11e congrès, avec la mise en place d’une commission ad hoc. Après près d’un an de travaux, les propositions ont été adoptées par le congrès puis validées par la FIFA.
Parmi les avancées majeures figurent :
l’intégration des clubs de deuxième division au congrès,
la prise en compte du football féminin,
l’ouverture à de nouveaux membres,

et l’instauration du système de parrainage pour les candidatures à la présidence.
Sur ce dernier point, les présidents des ligues se disent surpris par les contestations, rappelant que cette exigence est connue et appliquée dans plusieurs fédérations. Ils regrettent également que certains candidats n’aient pas entrepris les démarches nécessaires auprès des électeurs.
Une défense du bilan organisationnel
Les responsables provinciaux rejettent les critiques portant sur l’organisation des compétitions. Ils rappellent que plusieurs championnats nationaux de jeunes sont régulièrement organisés à travers le pays, notamment à Oyem, Lambaréné, Tchibanga ou encore Mouila.
Ils dénoncent des accusations qui, selon eux, traduisent une méconnaissance du travail accompli à l’intérieur du pays et un manque de considération pour les efforts déployés en dehors de Libreville.
Des conditions de travail en amélioration
Les ligues provinciales mettent également en avant des progrès significatifs dans leur fonctionnement : mise à disposition de personnel administratif et technique, prise en charge de certains agents, et construction progressive de sièges dans plusieurs provinces.
Ces avancées sont présentées comme le résultat d’une politique structurée de développement du football local.
Un soutien assumé à Mounguengui
Sur le plan politique, les présidents des ligues ne laissent planer aucun doute. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de « cabale » contre Pierre Alain Mounguengui, évoquant notamment sa détention passée qu’ils jugent arbitraire.
Face aux tensions actuelles, ils affirment avoir eux-mêmes encouragé sa candidature pour un nouveau mandat et annoncent leur soutien « jusqu’à la victoire ».
Une mise en garde aux détracteurs
Enfin, les présidents des ligues dénoncent un manque de respect à leur égard de la part de certains observateurs et acteurs du football. Ils rappellent leur expérience et leur légitimité, tout en avertissant que leur réponse se fera dans les urnes.
Cette déclaration marque une prise de position claire à l’approche d’échéances cruciales pour la gouvernance du football gabonais, où les rapports de force semblent plus que jamais cristallisés.
