Travail et Dignité : L’USPAUAPAG met le gouvernement face à ses responsabilités
L’Union Syndicale des Personnes d’Appuis des Unités Administratives Publiques et Assimilées du Gabon (USPAUAPAG) a lancé un ultimatum au gouvernement de la 5ᵉ République, le sommant de répondre aux revendications des agents en lutte. Le syndicat maintient la grève générale illimitée, déclenchée depuis plus d’un mois, tant que les autorités ne donneront pas suite à leurs exigences.
Malgré les assurances contenues dans le récent discours de vœux à la Nation du président de la République, chef de l’État et chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, les attentes des personnels des unités administratives publiques demeurent ignorées. L’USPAUAPAG estime que les engagements du président doivent se traduire par des actes concrets et mesurables.
Le syndicat réclame l’ouverture d’un cadre formel de négociations objectives avec l’État-employeur, seul à même de résoudre durablement les revendications majeures des travailleurs. La restauration de la dignité de la travailleuse gabonaise et du travailleur gabonais est en jeu.

L’USPAUAPAG dénonce le décret n°047/PR/MASI du 18 décembre 2025, fixant les taux, l’assiette et le plafond des salaires soumis à condition. Le syndicat juge inacceptable le passage d’une cotisation sociale de 2,5 % à 5 % sans revalorisation salariale préalable ni concertation élargie avec l’ensemble des parties prenantes.
Le président de l’USPAUAPAG, Jean Bosco Boungoumou Boulangа, a exhorté le gouvernement à organiser, au cours du premier semestre de l’année en cours, les élections professionnelles prévues par la législation en vigueur. Il est temps pour le gouvernement de prendre pleinement la mesure de la détresse des agents publics et d’engager des réformes structurelles à la hauteur des enjeux sociaux actuels.
L’USPAUAPAG entend maintenir la pression sur le gouvernement, dans l’espoir de voir s’ouvrir une nouvelle ère de dialogue social, fondée sur la concertation, la justice sociale et le respect de la dignité des travailleurs gabonais. La balle est dans le camp du gouvernement.
Aimé Jordan PANGO
