Condamnation de deux orpailleurs illégaux au Gabon : un signal fort contre l’exploitation anarchique des ressources naturelles
La Cour criminelle spéciale de Libreville a rendu son verdict dans l’affaire de deux ressortissants burkinabè accusés d’exploitation illégale d’or à Ndjolé, dans la province du Moyen-Ogooué. Issaka Yaméogo et Salif Diallo ont été condamnés à cinq ans de prison ferme pour leur implication dans l’orpaillage illégal.
Outre la peine d’emprisonnement, les deux prévenus ont été condamnés à payer une amende d’un million de francs CFA. L’or saisi, d’une valeur de plusieurs millions de francs CFA, a été confisqué au profit de l’État gabonais. Cette décision de justice envoie un signal fort contre l’exploitation illégale des ressources naturelles au Gabon.

L’orpaillage illégale est un problème majeur au Gabon, causant des dégâts environnementaux importants et privant l’État de revenus substantiels. Les autorités gabonaises ont renforcé les contrôles et multiplié les interventions pour démanteler les réseaux d’orpaillage illégal. Selon les estimations, les orpailleurs clandestins extraient chaque année entre une et deux tonnes d’or dans la forêt gabonaise, soit 20 à 40 fois la production nationale déclarée.
La condamnation des deux Burkinabè s’inscrit dans la politique du gouvernement gabonais de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa volonté d’assainir le secteur de l’orpaillage et de sanctionner fermement les personnes exerçant dans l’illégalité.
La rédaction
