Mon simple regard sur les agissements des candidats recalés : D’un manque de stratégie à une succession d’erreurs tactiques

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Loin des tumultes des réseaux sociaux et des dénonciations calomnieuses, ce matin, en relisant quelques commentaires et publications sur certains sites en ligne, le constat est accablant. La vérité, crue et sans fard, s’impose à nous : nos candidats recalés semblent exceller bien plus dans l’improvisation que dans la construction d’une ligne cohérente de défense. Animés d’un esprit revanchard, mais sans fondement tangible, leurs démarches dénotent un manque flagrant de sérieux et de stratégie.

 

Première erreur tactique : l’absence de préparation fondamentale.

Aucun des trois candidats recalés n’a respecté les conditions prévues par le Code électoral pour l’élection à la FEGAFOOT. Comment expliquer qu’aucun d’entre eux n’ait pu rassembler la caution de 1 million de francs, exigée par la loi ? À mes yeux, cela témoigne d’un manque de rigueur. C’est un peu comme vouloir se marier sans avoir réuni les conditions préalables, à savoir l’argent de la dot. Mais ce n’est pas tout. Aucun des trois n’a non plus rempli le critère de parrainage, et certains ont échoué à fournir des documents administratifs nécessaires pour leur liste de colistiers. Cela démontre, une fois de plus, que ces candidats savaient pertinemment qu’ils n’étaient pas en mesure de participer à cette élection. Je m’interroge profondément sur les véritables motivations de ces derniers.

 

Deuxième erreur tactique : l’absence de vision et de cohérence.

Là encore, ces candidats ont fait preuve de pilotage à vue. Alors que l’opinion publique nationale et internationale suivait attentivement leur point de presse, l’un d’eux a choisi d’introduire une plainte devant le Tribunal. Finalement, celui-ci s’est déclaré incompétent. Pourquoi n’avoir pas d’abord épuisé toutes les voies de recours prévues par les textes ? Ce nouvel échec n’est rien d’autre qu’un signe supplémentaire de leur manque de lucidité stratégique.

 

Troisième erreur tactique : la tentative de marche illégale.

Organiser une marche sans l’autorisation du Ministère de l’Intérieur montre clairement, aux yeux de l’opinion, que ces candidats étaient prêts à enfreindre la loi. Plutôt que d’introduire des recours devant la Commission Électorale, ils ont perdu un temps précieux dans la rue. À ceux qui se croient encore dans la rue, je pose cette question : « Croyez-vous vraiment qu’une élection se gagne à coups de slogans ? »

 

Quatrième erreur tactique : la dépendance excessive aux réseaux sociaux.

Dernièrement, certains candidats ont misé sur un activisme effréné sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Déclarations intempestives, dénigrement, accusations sans fondement à l’encontre du seul candidat retenu pour l’élection de la FEGAFOOT, Pierre Alain MOUNGUENGUI. Ils semblent croire que l’élection se joue en ligne. Mais l’illusion d’une victoire virtuelle ne suffira jamais à emporter une élection réelle.

 

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En définitive, ces candidats recalés ont, en grande partie, contribué à leur propre échec.

Ils ont ouvert un boulevard à Pierre Alain MOUNGUENGUI, qui se profile désormais comme le grand favori de l’élection du 18 avril 2026 à Mouila. En effet, il est crucial de rappeler que ce sont les Grands électeurs qui voteront, et non les internautes. L’essentiel se trouve bien au-delà des simples échanges sur Facebook.

Le bruit ne gagne pas une élection. Ce sont la compréhension des enjeux, la maîtrise des rouages électoraux et la connaissance des subtilités du milieu du football gabonais qui permettent de remporter une élection.

En fin de compte, Pierre Alain MOUNGUENGUI, l’unique candidat retenu pour cette élection, n’a pas eu à faire beaucoup d’efforts. Ses adversaires se sont eux-mêmes disqualifiés, et de la manière la plus éclatante qui soit.

 

J’invite ceux qui se lancent dans la course à l’élection de la FEGAFOOT à tirer les leçons de cette expérience. Ils devront, à l’avenir, mettre de côté le montant de la caution, réunir une équipe solide et remplir les critères de parrainage avec sérieux et méthode.

 

Un dernier conseil, plus qu’un avertissement :

« On ne devient pas champion le jour du match, mais à l’entraînement. » Cette vérité implacable s’applique également à la politique et aux élections. Gagner un scrutin se prépare bien en amont, sur plusieurs années. Il faut faire ses classes, se préparer, comprendre les dynamiques en jeu et ne jamais sous-estimer l’importance de la construction patiente et méthodique.

 

À ceux qui croient que l’improvisation suffit, sachez que l’échec des candidats recalés est le résultat d’un manque flagrant de préparation et de réflexion. Il ne sert à rien de cacher cette vérité aux Gabonaises et aux Gabonais que : l’impréparation et l’improvisation ont conduit ces candidats à l’échec.

 

Francis Edgard SIMA MBA

Porte-parole du candidat Pierre Alain MOUNGUENGUI

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