Urgent / FEGAFOOT : Les Clubs Professionnels Unis derrière Pierre Alain Mounguengui, un Choix de Continuité
À dix jours d’un scrutin décisif pour l’avenir du football gabonais, le ton est donné. Réunis au sein de leur Collectif, les clubs professionnels ont officiellement brisé le silence en affichant un soutien clair et assumé à la candidature de Pierre Alain Mounguengui à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT).
Prévue le 18 avril à Mouila, cette élection s’annonce comme un tournant majeur. Et pour les clubs, il ne s’agit plus simplement de choisir un dirigeant, mais d’engager une véritable refondation du football national.
Une rupture assumée avec les divisions
Dans une déclaration forte, le Collectif revendique un choix guidé par la lucidité et la responsabilité. Loin des postures habituelles, les clubs saluent une démarche jugée « rare » : celle d’un dirigeant reconnaissant publiquement les limites de son propre bilan.
Lors d’échanges récents avec les acteurs du football, Pierre Alain Mounguengui aurait admis les insuffisances du mandat écoulé, tout en appelant à une union sans précédent entre clubs, dirigeants et partenaires. Un signal que les clubs interprètent comme une volonté réelle de rupture. Pour eux, l’heure n’est plus aux règlements de comptes, mais à la reconstruction.
Sortir de la crise par le collectif
Le diagnostic est sans appel : le football gabonais traverse une crise profonde, structurelle, installée dans le temps. Mais pour le Collectif, désigner un coupable unique serait une erreur stratégique.
Au contraire, les clubs plaident pour une réponse globale et concertée. Leur soutien à Mounguengui s’inscrit ainsi dans une vision claire :
mettre fin aux antagonismes, rassembler les énergies et reconstruire un modèle plus solide, crédible et durable.
Dans leur ligne de mire :
la réorganisation des compétitions, la professionnalisation des clubs, la formation des jeunes talents, et une gouvernance enfin transparente.

Contre les polémiques, le choix de la responsabilité
Dans un climat marqué par de vives tensions médiatiques et numériques, les clubs dénoncent ce qu’ils considèrent comme un acharnement contre un seul homme. Sans remettre en cause le débat démocratique, ils mettent en garde contre une dérive : celle qui consiste à fragiliser davantage un football déjà en difficulté.
Pour le Collectif, ces polémiques détournent l’attention des véritables urgences. Elles alimentent les divisions au moment même où l’unité est indispensable.
Le message est clair : les clubs refusent de céder à la pression et choisissent une posture de stabilité et de responsabilité.
Un choix « devant l’histoire »
Plus qu’un simple soutien, les clubs parlent d’un engagement. Un engagement qu’ils disent assumer pleinement « devant l’histoire ».
Ce positionnement repose sur trois piliers :
la sincérité de l’appel à l’unité, la reconnaissance des erreurs comme base de réforme, et la promesse d’une gouvernance plus inclusive. Pour eux, cette élection représente une opportunité réelle de transformation.
Un appel à l’unité nationale du football
Au-delà du scrutin, le Collectif lance un appel solennel à tous les acteurs du football gabonais : dépasser les clivages et se mobiliser pour l’intérêt supérieur du sport.
L’ambition est claire : redonner au football gabonais sa dignité, sa compétitivité et son rayonnement, sur la scène nationale comme internationale.
À quelques jours du vote, une certitude émerge : les clubs ont choisi leur cap. Reste à savoir si cette dynamique d’unité saura convaincre au-delà de leurs rangs et marquer le véritable point de départ d’un nouveau chapitre pour le football gabonais.
