FEGAFOOT sous surveillance : FIFA et CAF posent un ultimatum à 6 mois pour éviter le chaos

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La FIFA et la CAF ont débarqué à Libreville du 18 au 20 avril 2026 avec un message clair : la FEGAFOOT a 6 mois pour se mettre en règle, sinon le dossier prendra une autre tournure. Derrière les remerciements de courtoisie et le ton diplomatique de la lettre adressée au Secrétaire Général, se cache une mise en demeure administrative et politique qui expose les failles de gouvernance du football gabonais.

 

La délégation FIFA-CAF a enchaîné les réunions avec le Comité exécutif de la FEGAFOOT, la Commission électorale et le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Arts. Objectif : désamorcer les tensions et éviter un blocage institutionnel. Les deux instances saluent des échanges “constructifs” et “apaisés”, mais le fond du dossier reste sec. La Fédération est sommée de régulariser son statut administratif et celui de ses membres statutaires.

 

Le problème n’est pas nouveau. L’enregistrement et l’obtention des agréments requis n’ont jamais été bouclés conformément à la loi gabonaise et aux Statuts de la FEGAFOOT, notamment l’article 13 et l’article 88 alinéa 1 des dispositions transitoires. Résultat : une fédération qui opère dans une zone grise, à la merci d’un bras de fer avec l’État et d’une suspension internationale. FIFA et CAF ont fixé une deadline : octobre 2026. Passé ce délai, les arguments de bonne volonté ne suffiront plus.

 

Bonne nouvelle : les ministères des Sports et de l’Intérieur ont mis en place un guichet unique conjoint pour traiter les dossiers. FIFA et CAF s’appuient dessus pour accélérer la procédure. Mauvaise nouvelle : le calendrier est serré. Tout doit être réglé avant fin octobre 2026. Six mois pour un processus qui traîne depuis des années, c’est court. Surtout si les rivalités internes et les blocages politiques refont surface.

 

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Sur le plan politique, le Comité exécutif actuel reste en place jusqu’à l’Assemblée générale élective, prévue au plus tard le 31 décembre 2026, conformément à l’article 38 paragraphe 4 des Statuts. FIFA et CAF disent “évaluer la situation” avant de se prononcer sur le processus électoral. Traduction : rien n’est acté. Une élection mal ficelée ou un dossier administratif non clos, et l’option d’un Comité de normalisation revient sur la table.

 

Le Gabon ne peut pas se permettre une suspension FIFA. Pas avec les éliminatoires et les compétitions de jeunes en ligne de mire. L’enjeu dépasse la FEGAFOOT : c’est l’image du football gabonais, le financement FIFA Forward, et la stabilité des clubs et sélections qui sont en jeu. La lettre est polie, mais l’ultimatum est réel.

 

La FEGAFOOT a donc jusqu’à octobre 2026 pour prouver qu’elle peut gérer son administration comme une institution moderne, pas comme une association de quartier. Les autorités disent coopérer, la fédération dit s’engager. Si dans 6 mois rien n’a bougé, FIFA et CAF passeront de l’accompagnement à la sanction. Et là, le football gabonais paiera l’addition.

 

La balle est dans le camp de Libreville. Reste à savoir si elle finira au fond des filets ou dans les tribunes.

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