Port-Gentil mise sur Perenco pour transformer les rues et les quartiers

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Pas de discours fleuve, juste du concret. Le maire Pascal Houangni Ambouroue a reçu Nestor Awawrheth, DGA de Perenco Oil & Gas Gabon, pour parler argent disponible, chantiers en cours et prochaines priorités. Objectif : transformer les budgets du mécanisme PID/PIH en voiries, trottoirs et services qui se voient dans la vie des Port-Gentillais.

 

L’audience a servi à faire l’état des lieux des fonds mobilisables via le PID/PIH. Traduction : combien d’argent est réellement disponible, sur quels projets il peut être orienté, et à quel rythme il peut sortir. Quand le dialogue est technique et chiffré, les promesses deviennent des calendriers.

 

Le mécanisme de financement lié aux activités pétrolières finance déjà des projets à Port-Gentil. La discussion a porté sur la façon d’aligner ce dispositif sur le plan de développement communal et sur les orientations définies au sommet de l’État. En clair : moins de saupoudrage, plus de cohérence avec la vision municipale.

 

Le maire a posé ses priorités sans détour. Les routes, les drainage, l’éclairage, l’assainissement. Ce sont ces travaux qui changent immédiatement le quotidien : moins d’eau stagnante, moins de routes coupées après la pluie, plus de sécurité le soir. Les Port-Gentillais jugent une mairie à l’état de la rue devant leur porte.

 

La séance a permis de passer en revue les projets en cours appuyés par Perenco Gabon. Avancement, blocages, ajustements nécessaires. Cette revue à mi-parcours évite les chantiers qui dorment et les devis qui prennent la poussière. On corrige en cours de route, pas deux ans après.

 

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Les deux parties ont évoqué l’idée d’un outil financier mieux calibré sur le modèle économique de la commune. L’enjeu est simple : simplifier les procédures, sécuriser les décaissements, lier les financements aux résultats. Un véhicule financier bien pensé accélère l’exécution et réduit les fuites.

 

Tout ce qui se décide doit coller au plan de développement communal, lui-même calé sur les orientations nationales. Pas question de lancer des projets déconnectés. L’idée est de bâtir un portefeuille de travaux lisible, finançable, et mesurable en termes d’impact.

 

Au-delà du financement, l’entreprise apporte une capacité d’exécution et d’encadrement technique. Suivi de chantier, contrôle qualité, respect des normes. Quand l’opérateur pétrolier s’implique dans la gouvernance du projet, les délais tiennent mieux et la qualité monte.

 

Les discussions ont aussi ouvert la porte à des collaborations sociales. Santé de proximité, appui aux écoles, soutien aux activités génératrices de revenus. L’idée est de flécher une partie des ressources vers des actions rapides qui soulagent directement les ménages.

 

Pour que le partenariat tienne, il faut de la traçabilité. Publication des montants engagés, suivi physique des chantiers, indicateurs de résultat. Un citoyen qui voit où va l’argent et ce que ça produit devient un allié du projet, pas un spectateur méfiant.

 

Les bonnes intentions ne comptent que si elles se traduisent en mètres de voirie refaits, en caniveaux qui tiennent, en quartiers mieux desservis. Si Port-Gentil et Perenco tiennent le rythme, la ville gagne en crédibilité et en attractivité. Et c’est exactement ça que les habitants attendent : des rues praticables, des quartiers qui respirent, des projets qui finissent.

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