Gaboprix / CK2 : 63 licenciés montent au front, CECA-GADIS crie au respect des règles

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Le dossier s’envenime. Réunis jeudi 25 juin 2026 à la Chambre de commerce de Libreville, 63 ex-salariés de Gaboprix et CK2, défendus par Me Tony Serge Minko Mi Ndong, ont dénoncé leur licenciement économique. Ils pointent plusieurs entorses au Code du travail : aucune consultation individuelle, aucun contact avec les délégués du personnel ou un syndicat avant la procédure.

 

Les plaignants affirment aussi avoir été privés de choix entre indemnité d’insertion professionnelle et plan social. Pour eux, la loi n’a pas été respectée. Après des tentatives de règlement avortées, ils saisissent l’Inspection du travail et la justice pour faire vérifier la procédure et obtenir réparation.

 

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En face, CECA-GADIS maintient sa ligne : la procédure est légale. Le groupe assure avoir consulté les représentants du personnel comme l’exigent les textes et dit avoir agi dans les règles du licenciement économique.

 

Le contexte pèse lourd. CECA-GADIS traverse depuis des années une crise financière et parle de restructuration, voire de fermeture de magasins, pour survivre. L’affaire tombe alors que le président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA prône emploi, dialogue social et protection des travailleurs sous la Ve République.

 

Au-delà du duel, ce litige relance une question sensible : comment concilier survie des entreprises et droits des salariés ? Dialogue social, respect des procédures : le cas Gaboprix/CK2 pourrait faire jurisprudence pour les futurs licenciements économiques au Gabon.

 

Roselyne Geneviève Bekale Ondo 

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