Un an, des cicatrices et un virage : l’UDB d’OLIGUI NGUEMA veut passer de la start-up politique à l’institution

0

Libreville – Douze mois pour naître, douze mois pour apprendre, et maintenant douze mois pour prouver. L’Union Démocratique des Bâtisseurs fête ce 5 juillet 2026 son premier anniversaire. Une année météorite qui a propulsé le parti de Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA au rang de poids lourd politique. Mais derrière la vitrine, les murs porteurs grincent.

 

En un an, l’UDB a fait ce que d’autres mettent dix ans à construire : mailler le territoire, capter l’attention, s’imposer dans le débat. La croissance est incontestable. Le revers aussi. Tensions internes, circuits de décision flous, organes qui se marchent sur les pieds. Rien d’anormal pour une formation qui a grandi à marche forcée. Ce ne sont pas des fractures, ce sont des courbatures. Reste que les courbatures non soignées deviennent des blessures.

 

Dans ce chaos organisé, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a joué les casques jaunes. Arbitre des conflits, amortisseur des ego, il a tenu l’édifice debout. Son credo : l’unité du parti et la stabilité des institutions avant tout. Pari réussi sur le court terme. Mais un parti ne peut pas fonctionner éternellement à l’ordonnance présidentielle. L’enjeu des prochains mois : passer du leadership d’un homme à une mécanique collective qui tourne sans lui.

 

L’année une était celle de l’apprentissage. L’année deux sera celle de la consolidation, ou ne sera pas. Le premier Congrès ordinaire s’annonce comme le vrai acte fondateur. Trois chantiers urgents sur la table : redéfinir le rôle du Comité stratégique, donner des dents au Comité de suivi-évaluation, et imposer une culture du résultat. Exit les postes honorifiques. Place à la redevabilité. Chaque responsable devra justifier ses actes, pas seulement son badge.

 

HeaderBanner

Les Gabonais ont regardé l’UDB se bâtir. Maintenant ils veulent voir l’UDB bâtir le Gabon. La bienveillance des débuts s’efface. Sur le terrain, la question revient : « À part le nom du chef, qu’est-ce qui différencie l’UDB ? » Pour garder sa crédibilité, le parti doit transformer ses failles en méthode. Mieux écouter la base, huiler la machine militante, livrer des victoires concrètes. Sinon, le slogan « Ensemble, bâtissons » sonnera creux.

 

Le cap est fixé : l’UDB veut être une « école de responsabilité, de loyauté et de service de la Nation ». Traduction politique : former des cadres, pas des courtisans. Produire des solutions, pas des applaudissements. Si le pari réussit, le parti pose les bases d’une hégémonie durable. S’il échoue, il restera comme une poussée de fièvre de 2025.

 

Un an pour exister. La deuxième année dira si l’UDB est un chantier… ou un château de cartes.

 

Source : Focus Africa Média 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.