Congrès du LPPG : Alain Simplice Boungoueres reconduit, le parti sort l’artillerie lourde contre « les ennemis tapis dans l’ombre »

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Deux jours, une salle, et un message martelé comme un slogan de campagne : à Libreville, le LPPG a tenu son congrès extraordinaire du 23 au 24 juin 2026. Objectif affiché, faire de « Le développement du Gabon est déjà visible » plus qu’un thème. Une ligne de défense.

 

Cette rencontre a rassemblé les cadres et responsables des différentes structures du parti. Tous les étages de la maison LPPG étaient là. Pas de chaise vide quand il s’agit de redessiner la colonne vertébrale du parti. Car l’enjeu dépasse la photo de famille : il fallait mettre le parti en ordre de bataille juridique.

 

L’objectif principal était de transmettre les grandes orientations politiques et stratégiques émanant du Président fondateur et en exercice, Alain Simplice BOUNGOUERES, qui a été reconduit à la tête du parti. Pas de surprise, pas de putsch interne. BOUNGOUERES garde les clés. Le fondateur reste le capitaine. Le message est clair : la ligne ne change pas, elle s’affirme.

 

Ce congrès extraordinaire qui s’est réuni du 23 au 24 juin 2026, conformément aux statuts du parti et aux décisions du Bureau National a eu pour but principal d’adapter les textes fondamentaux aux exigences de la loi n° 016/2025 du 27 juin 2025 relative aux partis politiques en République Gabonaise. Traduction : se mettre en règle ou disparaître. La nouvelle loi impose, le LPPG dispose. Statuts, règlement intérieur, projet de société, tout est passé au crible.

 

Les débats étaient donc principalement axés sur l’adoption et la validation des statuts, du règlement intérieur et du projet de société du parti, conformément aux nouvelles dispositions édictées par le Ministère de l’Intérieur de notre pays. Moins glamour qu’un discours, plus décisif qu’un meeting. Sans textes conformes, pas d’agrément. Sans agrément, pas de parti. Le LPPG a choisi de verrouiller sa base légale avant d’aller sur le terrain.

 

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Derrière la mécanique juridique, le congrès a aussi servi de tribune. Et le secrétaire général du parti Rodrigue MAÏSSA NKOMA n’a pas fait dans la dentelle.

 

Pour le secrétaire général du parti Rodrigue MAÏSSA NKOMA, « le pays sera gouvernable parce que Dieu béni le Gabon. » La foi en bandoulière, MAÏSSA NKOMA place le débat sur un terrain spirituel et politique à la fois. Gouvernable malgré les tempêtes, parce que béni. Le pessimisme ambiant n’aura pas le dernier mot.

 

Mais le Secrétaire général ne s’est pas arrêté aux bénédictions. Il a sorti la sulfateuse contre les sceptiques. « La politique, les dirigeants et l’ingouvernabilité, donc les ennemis du Gabon tapis dans l’ombre, dans les administrations, un peu partout, même dans les taxis qui disent qu’on ne voit rien, le Gabon est en pleine transformation et c’est visible », a-t-il martelé.

 

L’attaque est frontale. Les « ennemis tapis dans l’ombre », ce sont ces voix, dans les bureaux comme dans les taxis, qui répètent que rien ne bouge. MAÏSSA NKOMA les désigne, les accuse de semer le doute. À ceux qui disent « on ne voit rien », le LPPG répond : « ouvrez les yeux ». Le thème du congrès devient une arme rhétorique.

 

Au final, ce congrès extraordinaire joue sur deux tableaux. Juridique d’abord : Alain Simplice BOUNGOUERES reconduit, textes remis aux normes de la loi n° 016/2025, le LPPG sort avec des papiers en règle pour affronter les prochaines échéances. Politique ensuite : en proclamant que « le développement du Gabon est déjà visible », le parti se pose en défenseur du bilan et en procureur des défaitistes. Reste à savoir si les Gabonais, dans les administrations et dans les taxis, partageront la même vision que MAÏSSA NKOMA.

 

Aimé Jordan PANGO

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