MAKOKOU : ASSOM ET COL DÉCROCHENT LEUR TICKET, MOANDA RELANCE TOUT DANS UNE D3 AU COUTEAU

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Le 8 septembre 2026, le stade Alexandre-Sambat de Makokou n’a pas respiré. Troisième journée de la phase finale du championnat national de D3, la course à la montée en D2 professionnelle est entrée dans le dur.  

Trois matchs, trois groupes, et déjà deux qualifiés. L’ambiance était électrique : ici on ne joue plus pour participer, on joue pour monter.

 

Match fermé, Moanda FC domine mais bute sur le mur de l’AS Ngounié en première période.

Le tournant : expulsion de Mombo Gille, gardien de la Ngounié. L’AS Ngounié termine avec un joueur de champ dans les buts. Déséquilibre total.

À la 85e minute, Mikanga Charles punit : 1-0 pour Moanda. Une victoire précieuse qui relance complètement le groupe C. Attention : le match de la 1ère journée contre Munadji 76, gagné 1-0 par Moanda, est à rejouer suite à une réserve de Munadji. Rien n’est encore joué.

 

Dans le groupe A, Assom GR a éteint Setrag FC de Booué : 3-0.

Entrée tonitruante : Ondo Bibang Warren ouvre à la 10e minute. Puis Ondo Edzang double la mise à la 36e. Setrag tente de réagir, en vain.

Le coup de grâce tombe à la 67e : Bamba Ralph conclut une action collective.

Deux matchs, deux victoires, 6 points. Assom GR valide officiellement son billet pour les quarts de finale et prend la tête du groupe. Les intentions sont claires : Assom vise la D2.

 

Dernière affiche : Mitzic FC vs COL. Duel tactique.

Mvé Etougou Hans donne l’avantage à Mitzic dès la 16e minute. Réponse immédiate de COL : Koumba EwaEwa égalise 6 minutes plus tard.

Au retour des vestiaires, COL ajuste son bloc, gagne en rigueur et en percussion. À la 83e, Mboumba Williams crucifie Mitzic : 2-1.

Deuxième victoire en deux matchs pour COL, après son 1-0 contre Schweitzer FC. L’Ogooué-Maritime file aussi en quarts.

 

Setrag FC et Mitzic FC quittent cette journée avec zéro point. Mission sauvetage mardi prochain.

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AS Ngounié peut encore espérer malgré la défaite, si le match contre Munadji est rejoué.

En D3, un carton rouge, un penalty raté, un but à la 85e : tout bascule. C’est ça qui rend la compétition si âpre et si formatrice.

 

Parce qu’ici on révèle. Un jeune de Booué, de Mitzic ou de Moanda n’a pas 20 matchs par an en D1. En D3, il enchaîne, il voyage, il gère la pression.

C’est dans ces 90 minutes sous tension qu’on repère un futur pro. La Fégafoot l’a compris : la montée ne se décrète pas, elle se mérite sur le terrain.

 

Alexandre-Sambat vit au rythme des délégations. Hôtels pleins, vendeurs, supporters venus des quartiers.

Accueillir la phase finale, c’est injecter de l’économie et de la fierté locale.

Si l’Ogooué-Ivindo tient la logistique, il gagne des arguments pour réclamer plus de compétitions nationales.

 

Avec Assom GR et COL déjà qualifiés, la pression monte sur les autres.

Les quarts de finale approchent. Chaque point devient décisif. Et derrière, la D2 professionnelle attend. Un autre monde : contrats, déplacements, exigences.

Ceux qui passeront à Makokou auront déjà appris à gagner sous pression.

 

La leçon de cette 3e journée est simple. Le talent seul ne suffit pas. Il faut de la régularité, de la discipline, de la profondeur de banc.

La Fégafoot mise sur la quantité pour faire émerger la qualité. Et ça marche : le niveau s’élève, les provinces s’exposent, les jeunes s’aguerrissent.

À Makokou, la D3 ne fait pas semblant. Elle fabrique l’avenir du football gabonais.

 

Aimé Jordan PANGO 

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