CAN U23 Égypte 2027 : Saturnin Ibela affiche ses ambitions face à la Tunisie et compte sur le soutien du peuple gabonais
Le compte à rebours est lancé. À un peu plus de trois semaines de l’échéance décisive, le sélectionneur des Panthères U23, Saturnin Ibela Ignambi, est sorti du silence. Ce mercredi 21 octobre 2026, dans un hôtel du Grand Libreville, il a planté le décor de la double confrontation face à la Tunisie, match comptant pour le deuxième tour des éliminatoires de la CAN U23 Égypte 2027.
Entouré de son officier média Charles Ogoula, journaliste sportif chevronné de Gabon Première, et de l’ensemble de son staff technique, Ibela a voulu envoyer un message clair : ce n’est pas une simple campagne de plus, c’est une mission.
Le technicien gabonais, ancien joueur de l’AS Mangasport et de l’USM Libreville, ne découvre pas la maison. Sélectionneur des U17 entre 2017 et 2019, puis passé par Bouenguidi Sports, il connaît le football gabonais dans ses tripes. Il a réaffirmé sa détermination à mettre son expérience au service de cette génération, avec une ambition assumée : apporter de nouvelles solutions, souder un groupe et surtout gagner.
Car en face, l’adversaire ne fait pas de cadeau. La Tunisie, tombeuse du Bénin au premier tour, a déjà été décortiquée. Ibela l’affirme : son staff a passé au crible les images des Tunisiens pour identifier leurs forces et leurs failles. L’objectif est d’adapter la stratégie gabonaise pour ne pas subir, mais imposer son jeu.
Le sélectionneur refuse aussi de revivre le traumatisme d’il y a trois ans, quand le Gabon avait laissé filer une qualification qui semblait promise. Pour lui, cet échec passé n’est pas une malédiction, mais une leçon. Il veut en tirer les enseignements, corriger les insuffisances et transformer la peur de l’échec en défi supplémentaire pour ses jeunes.
C’est d’ailleurs tout le sens de sa liste, dévoilée ce jour-là devant la presse nationale et internationale : 25 joueurs, un équilibre réfléchi entre expérience et jeunesse. Trois gardiens avec Lucas Mounguenou, Yann Ollana et Kewell Litombo ; huit défenseurs emmenés par Billy Moumbeky, Julien Yanda et Farel Owanga ; six milieux avec les prometteurs Lenny Pujos, Noah Lemina et Derrick Assoumou ; et huit attaquants dont Sany Ngatsie, Hardy Ondo et Caleb Nzamba. Cinq réservistes, dont Owen Ipandi et Freddy Ngomo, restent sous le coude.

Derrière cette sélection se lit la vision de la Fédération. Pierre-Alain Mounguengui, président de la FEGAFOOT, a fait des petites catégories sa priorité : détection, formation, encadrement renforcé. La sélection U23 est le chaînon manquant entre la formation et les Panthères A. Qualifier cette équipe, c’est valider toute une politique et offrir au football gabonais un vivier durable pour la scène continentale.
Le programme, lui, est connu et il ne laisse aucune place à l’improvisation. Le match aller se jouera le jeudi 12 novembre 2026 à 19h, heure locale, au stade olympique de Sousse, une enceinte réputée hostile. Le retour est fixé au mardi 17 novembre 2026 à 15h30 au stade de la Rénovation de Franceville. Deux ambiances, deux pièges, une même obligation de résultat.
Ibela le dit sans détour : ses joueurs devront aborder ces deux rencontres avec discipline, détermination, solidarité et patriotisme. Il ne parle pas seulement de tactique, mais d’état d’esprit. Face à une Tunisie supérieure sur le papier, seule la force collective et le caractère gabonais peuvent faire la différence.
Et pour cela, le sélectionneur lance un appel à la nation. Il compte sur le soutien total du peuple gabonais, des supporters aux dirigeants, pour pousser ces jeunes. Car au-delà du football, c’est l’image du Gabon que ces U23 portent, celle d’une nation unie derrière son Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, présenté comme un fervent soutien du football national.
Rendez-vous est donc pris. Le 12 novembre à Sousse, puis le 17 novembre à Franceville, les Panthères U23 joueront leur avenir continental. Portées par un sélectionneur ambitieux et une fédération mobilisée, elles ont l’occasion en or d’offrir au Gabon ce qu’il attend depuis trop longtemps : une qualification et de nouvelles raisons d’espérer.
Par MBOUTSOU/CCPMBDE
