EBEL-ABANGA : LE PONT DE LA PROMESSE SORT ENFIN DE TERRE, L’ABANGA-BIGNÉ RESPIRE
Ce n’était qu’une promesse de campagne parmi d’autres, elle est en train de devenir du béton et de l’acier. À Ebel-Abanga, dans le département de l’Abanga-Bigné, le projet de pont n’est plus sur les plans, il est sur le terrain. Les engins tournent, les fondations prennent forme et avec elles, l’espoir d’une population longtemps coupée du monde à la moindre saison des pluies.
Ce chantier répond directement à un engagement ferme pris par le Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA : désenclaver l’intérieur du pays et sécuriser les axes vitaux. L’ancien ouvrage, vétuste et dangereux, était devenu un symbole de l’abandon. Chaque traversée était une épreuve pour les usagers, chaque camion bloqué, une perte économique pour les commerçants et les agriculteurs de la zone.
Aujourd’hui, sur le site, les travaux avancent progressivement mais sûrement. Et cette progression, même lente, change déjà le moral des riverains. Pour les populations d’Ebel-Abanga, ce futur pont n’est pas seulement une infrastructure routière, c’est un trait d’union. Il va faciliter les déplacements vers les centres de santé, vers les écoles, vers les marchés, et réduire considérablement les risques d’accidents qui ont endeuillé cet axe.
Au-delà de la localité, c’est toute la dynamique du département qui est en jeu. Un pont moderne et sécurisé, c’est la fluidification du transport des produits agricoles vers Libreville, c’est la baisse du coût des marchandises, c’est l’arrivée plus facile des investisseurs et des services de l’État. En bref, c’est un accélérateur de développement local qui s’inscrit parfaitement dans la vision de restauration des infrastructures de base.

Car il ne faut pas s’y tromper, une route ne sert pas qu’à rouler. Elle sert à exister. En reliant mieux l’Abanga-Bigné au reste du réseau national, le gouvernement pose un acte de justice territoriale. Il dit aux populations de l’intérieur qu’elles comptent autant que celles de la capitale.
Si le chantier se poursuit au rythme actuel, la livraison de l’ouvrage marquera la fin d’un calvaire de plusieurs décennies. Les usagers qui empruntent régulièrement ce tronçon attendent désormais avec impatience de pouvoir le traverser sans crainte.
À Ebel-Abanga, le pont prend forme. Et avec lui, c’est la promesse d’une mobilité durable et d’un Gabon mieux connecté qui se concrétise, pont après pont.
Aimé Jordan PANGO
