FÉGAFOOT : MOUNGUENGUI REMET SON TRÔNE EN JEU, LA GUERRE DE SUCCESSION EST RELANCÉE

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Le feuilleton de la Fégafoot connaît enfin son dénouement. Ou plutôt son second acte. Ce samedi 31 octobre 2026, la Commission électorale présidée par Jean-Luc Ndongo a sifflé la reprise du jeu en dévoilant le nouveau chronogramme qui doit conduire à l’Assemblée générale élective du 19 décembre prochain.

 

C’est Pierre-Alain MOUNGUENGUI qui est au centre de toutes les attentions. Le patron sortant du football gabonais, dont le processus de réélection avait été brutalement stoppé net le 13 avril dernier, à cinq jours du scrutin, se retrouve à nouveau sur la ligne de départ. À l’époque, il était seul candidat après l’invalidation des trois listes adverses. Six mois plus tard, tout est remis à zéro.

 

L’histoire est connue. Le premier processus devait s’achever le 18 avril. La Commission avait validé uniquement la liste de Mounguengui, forte de 27 parrainages, et recalé celles d’Axel NGUEMA EDOU, Christian Gabin ZOGO MINTSA et Darneau ESSIA NDONG pour dossiers incomplets, défaut de casier judiciaire, de preuves de parrainage ou de caution d’un million de FCFA. Le 3 avril, Mounguengui était donc seul en course.

 

Patatras. Le 13 avril, le Ministre des Sports Paul Ulrich Kessany a dégainé un carton rouge et suspendu l’élection, ainsi que celle du Comité National Olympique. L’argument massue du gouvernement : la majorité des clubs, ligues et associations n’étaient pas en règle, sans agrément technique ni récépissé définitif. Pour l’État, impossible d’organiser une élection avec des électeurs juridiquement inexistants. Une décision contestée par la Fégafoot, qui revendiquait son autonomie.

 

Le bras de fer a obligé la FIFA et la CAF à se déplacer. Une mission conjointe a atterri à Libreville du 18 au 20 avril pour éteindre l’incendie. Le verdict est tombé le 7 mai : oui, il faut régulariser, mais non, on ne démet pas le Comité exécutif de Mounguengui qui reste en place selon l’article 38 alinéa 4 des statuts. Et surtout, ultimatum : la nouvelle élection doit impérativement se tenir avant le 31 décembre 2026.

 

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Le préalable administratif qui a tout bloqué vient enfin d’être levé. Le 23 octobre dernier, 28 structures formant le cœur du collège électoral ont reçu leurs sésames : la LINAFP, les neuf ligues provinciales, deux associations nationales et 16 clubs professionnels. Ils sont désormais légaux, donc votants. C’est ce feu vert qui permet aujourd’hui de relancer la machine.

 

Et la machine repart de zéro. C’est la grande nouveauté de ce chronogramme. Les candidatures de l’ancien processus sont caduques. Tout le monde doit repasser au guichet. Le dépôt des listes s’ouvre dès ce lundi 2 novembre jusqu’au 19 novembre au Secrétariat général.

 

En parallèle, la Commission d’éthique mènera ses enquêtes d’habilitation du 3 au 21 novembre pour éplucher la moralité des candidats. Puis la Commission électorale examinera les dossiers du 23 au 28 novembre avant de publier les listes retenues le 28 novembre. Les recalés auront alors jusqu’au 2 décembre pour faire recours.

 

Le sprint final sera extrêmement court. La liste définitive des prétendants ne sera connue que le 8 décembre. Les délégués seront convoqués le 9 décembre. Ne resteront alors que sept jours de campagne officielle, du 12 au 18 décembre, pour convaincre. Un mouchoir de poche pour vendre un projet pour quatre ans.

 

Au final, le verdict tombera le samedi 19 décembre. Soit douze jours avant la date butoir imposée par la FIFA et la CAF. Un timing respecté à la lettre qui évite au Gabon une suspension internationale qui aurait été catastrophique.

 

Reste la grande inconnue : Mounguengui va-t-il conserver son fauteuil ? Réélu en 2022 avec 18 voix sur 33 pour un troisième mandat, il avait déjà montré sa volonté de rempiler. Mais ses anciens rivaux, Nguema Edou, Zogo Mintsa et Essia Ndong, pourraient revenir, et de nouveaux outsiders émerger dès le 2 novembre. Pour Mounguengui, l’heure de vérité a sonné : sera-ce la passe de quatre ou la fin d’un règne ?

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