FIFA June 2026 : le Cameroun se retire, le Gabon a raison de ne pas courir après l’illusion

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La fenêtre FIFA de juin 2026 se jouera sans les Lions Indomptables. Décision assumée, coûts maîtrisés, calendrier protégé. Pendant ce temps, au Gabon, certains voudraient faire du bruit autour de la position de la FEGAFOOT et de son président Pierre Alain Mounguengui. Erreur de cible. Ce que fait le Cameroun aujourd’hui, le Gabon l’a déjà compris : mieux vaut une sélection qui prépare, qu’une sélection qui s’épuise pour cocher une case.

 

Participer à chaque rassemblement a un prix : billets d’avion, primes, assurance, logistique, récupération des joueurs. Quand le calendrier est surchargé, que les clubs retiennent leurs cadres, et que l’enjeu sportif est faible, insister devient un gaspillage. Le Cameroun l’a compris. Le Gabon, en calibrant ses rendez-vous sur des objectifs clairs, évite de transformer la sélection en agence de voyages.

 

Un match amical sans enjeu, avec une équipe B et un staff en mode gestion de crise, ne fait progresser personne. Ce qui compte, c’est la cohérence du projet : préparation physique, automatismes, observation des jeunes, consolidation du groupe. Mounguengui l’a dit et répété : on ne rassemble pas pour rassembler. On rassemble pour construire. C’est une position objective, pas une posture.

 

Les clubs paient les salaires. Ils ont aussi un mot à dire sur la disponibilité de leurs joueurs. Empiler les déplacements en juin, juste avant les pré-saisons, c’est prendre le risque de blessures, de conflits et de refus. Le Gabon s’évite ce bras de fer inutile. Il choisit de dialoguer avec les clubs, de caler les dates utiles, et de préserver les cadres pour les échéances qui comptent.

 

Chaque franc dépensé pour un rassemblement inutile est un franc en moins pour la formation, les infrastructures, l’accompagnement des jeunes. La FEGAFOOT, sous la direction de Mounguengui, a fait le choix de la rationalité budgétaire. Ce n’est pas de l’avarice, c’est de la responsabilité. L’argent public doit produire de la valeur sportive, pas du spectacle sans lendemain.

 

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Le Cameroun se retire en juin 2026 pour se concentrer sur la qualité de sa préparation. Le Gabon peut faire pareil : planifier des stages ciblés, organiser des oppositions contre des adversaires du bon calibre, investir dans l’analyse vidéo et la data, donner du temps de jeu aux jeunes du championnat local. L’objectif n’est pas de faire plaisir à l’agenda FIFA. L’objectif est d’arriver prêt quand il faudra gagner des points FIFA.

 

Discréditer Pierre Alain Mounguengui sur ce sujet, c’est confondre la gestion d’un projet avec la recherche du buzz. Sa position est cohérente avec ce que fait déjà une fédération sérieuse : aligner les moyens sur les priorités. Si la fédération dit non à une fenêtre, c’est parce qu’elle dit oui à un plan de préparation structuré. C’est ça, la vraie ambition.

 

Un calendrier lisible, des matchs qui ont du sens, une équipe qui progresse de façon visible. Les supporters ne veulent pas de 3 rassemblements par an pour cocher des cases. Ils veulent voir une équipe qui joue ensemble, qui a une identité, qui gagne. Le reste est accessoire.

 

Le Cameroun montre la voie du réalisme pour juin 2026. Le Gabon, sous l’impulsion de la FEGAFOOT et de son président, suit la même logique. Ce n’est pas de la frilosité. C’est du management sportif. Et si la polémique doit exister, qu’elle porte sur les contenus de la préparation, pas sur la présence ou l’absence à une fenêtre dont tout le monde sait qu’elle peut être coûteuse et inutile.

 

Aimé Jordan PANGO 

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