Foncier pour les agents du Trésor : un accord historique entre la DGCPT et l’ANUTTC change la donne
Jeudi 16 avril 2026, un pas décisif a été franchi pour les agents du Trésor Public. La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) et l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC) ont signé un protocole d’accord inédit. L’objectif est limpide : ouvrir la voie de la propriété foncière aux mutualistes du Trésor, dans un cadre sécurisé, transparent et accessible. Finis les parcours du combattant pour obtenir une parcelle. Place à un dispositif structuré qui place l’agent public au centre des priorités.
Cette initiative porte la marque de Luther Steeven Abouna Yangui, Directeur Général de la Comptabilité Publique et du Trésor et Président du Conseil d’Administration de la Mutuelle des Agents du Trésor. Pour lui, le logement n’est pas un luxe, c’est un pilier de stabilité sociale. Dans son intervention, il a été direct : « Les agents du Trésor Public sont au cœur de la gestion financière de notre pays ». Leur quotidien exige rigueur, intégrité et sens des responsabilités. En retour, l’État a le devoir de leur offrir des perspectives concrètes. L’accès à la terre et à la propriété en fait partie. C’est une question de reconnaissance, mais aussi d’efficacité publique.
Car au-delà de l’acte administratif, ce partenariat répond à une urgence sociale. Combien d’agents passent leur carrière sans pouvoir acquérir un terrain, faute de circuits fiables ou de garanties juridiques ? Trop souvent, l’opacité, la spéculation et l’insécurité des titres freinent les familles. En s’adossant à l’expertise technique de l’ANUTTC, la DGCPT veut casser ce plafond de verre. Le cadastre, la topographie, la régularisation : chaque maillon sera encadré. L’agent mutualiste ne sera plus seul face à un labyrinthe. Il bénéficiera d’un parcours balisé, de la réservation de la parcelle jusqu’au titre de propriété.

L’enjeu est double et profondément humain. D’abord, garantir un accès au foncier plus équitable et juridiquement sûr. C’est la condition pour sortir des arrangements informels et des litiges qui empoisonnent des vies. Ensuite, permettre à chaque bénéficiaire de bâtir un patrimoine stable. Une parcelle titrée, c’est un ancrage familial, une capacité à se projeter, à transmettre, à investir. C’est aussi un amortisseur en cas de coup dur. Pour l’État, c’est enfin un cercle vertueux : un agent sécurisé est un agent motivé, moins vulnérable aux tentations et plus engagé dans sa mission.
À travers cet accord, la DGCPT défend une vision moderne de l’administration. La performance ne se mesure pas seulement en chiffres ou en délais d’exécution. Elle se juge aussi à la capacité de l’État à prendre soin de ses serviteurs. Améliorer les conditions de vie des femmes et des hommes qui tiennent les cordons de la bourse publique, c’est investir dans la solidité de l’appareil d’État. Le bien-être des agents n’est pas une dépense sociale, c’est un levier de rendement. Ce protocole en est la traduction concrète.
Le Directeur Général a d’ailleurs salué la qualité du travail préparatoire et l’engagement des équipes de la DGCPT et de l’ANUTTC. Il a également mis en lumière le rôle clé du Président de la Mutuelle et de son bureau, chevilles ouvrières de ce projet structurant. Cette synergie entre administration, agence technique et mutuelle montre qu’il est possible de faire bouger les lignes quand la volonté politique rencontre l’expertise.
L’ambition est simple mais puissante : donner aux agents du Trésor les clés pour devenir propriétaires, sécuriser leur avenir et léguer un patrimoine à leurs enfants. Si l’exécution suit, ce partenariat a vocation à faire école. D’autres corps de l’État, confrontés aux mêmes difficultés, pourraient s’en inspirer. Donner un toit et une terre à ceux qui servent la nation, c’est plus qu’une mesure sociale. C’est un pacte de confiance renouvelé entre l’administration et ses agents.
