Justice : Renvoyé au 3 septembre, le procès CAPPE contre les banques entre dans une phase décisive
La bataille judiciaire entre CAPPE et le secteur bancaire gabonais connaît un nouveau rebondissement.
Saisi d’un dossier tentaculaire opposant plusieurs centaines de victimes à trois grands établissements de la place — Ecobank, Orabank et UBA Gabon —, le Tribunal de commerce de Libreville a ordonné le renvoi de l’audience à la date du 3 septembre 2026.
En cause : la non-communication de l’ensemble des pièces et bordereaux par la partie demanderesse, une étape procédurale indispensable pour permettre à la défense de préparer ses répliques.

Si cet ajournement suscite une pointe de déception chez les épargnants lésés, le président du CAPPE et partie civile au dossier, Emmanuel Mvé Mba, a tenu à tempérer les esprits en saluant la neutralité du juge.
Emmanuel Mvé Mba a rappelé que si le dossier transmis à Ecobank est d’ores et déjà complet, la constitution des bordereaux de pièces (BDP) pour Orabank et UBA Gabon a pris du retard en raison de la lourdeur administrative du volume d’archives. Le président du CAPPE rassure l’opinion : l’équipe juridique des plaignants travaille en étroite collaboration avec ses conseils pour rectifier chaque omission d’ici la rentrée. « Le tribunal veut aller au fond des choses, nous ne laisserons plus de place à l’erreur », a-t-il affirmé.
« Pour gagner une affaire, il ne faut pas exceller dans la fraude. Les requêtes existent et seront fournies à toutes les parties », martèle Emmanuel Mvé Mba face à la stratégie des banques.
Malgré ces délais à répétition imposés par la complexité du litige, le collectif des victimes conserve toute sa confiance envers la justice commerciale. Le rendez-vous du 3 septembre s’annonce désormais comme le véritable moment de vérité.
