Préavis de grève illimitée : les travailleurs du secteur pétrolier gabonais exigent justice

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Les travailleurs du secteur pétrolier gabonais, notamment ceux des sociétés de sous-traitance, ont décidé de prendre des mesures drastiques pour faire entendre leurs voix. Face à la non-application de la loi n°20 et au non-paiement des salaires et rétroactivités, ils ont décidé de déposer un préavis de grève illimitée à partir du 3 janvier 2026.

 

Des droits fondamentaux bafoués

 

La loi n°20, qui devait améliorer les conditions de travail et les salaires des travailleurs du secteur pétrolier, n’est toujours pas appliquée. Les travailleurs sont toujours en attente de leur rétroactivité salariale et de leurs salaires impayés. Cette situation est inacceptable et constitue une violation flagrante des droits fondamentaux des travailleurs garantis par le Code du travail gabonais.

 

Des engagements non tenus

 

Malgré les engagements pris par les parties prenantes, notamment les entreprises, l‘UPEGA, les syndicats et la Présidence de la République, rien n’a été fait pour améliorer la situation. Les travailleurs sont las de ces promesses non tenues et exigent des actions concrètes.

 

Conditions de levée de la grève

 

La grève ne sera levée que lorsque les conditions suivantes seront remplies :

 

1. L’application totale et effective de la loi n°20 dans toutes les entreprises du secteur pétrolier ;

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2. Le paiement intégral et immédiat de la rétroactivité salariale due aux travailleurs ;

3. Le respect strict de tous les accords et documents signés par les parties.

 

Appel au Président de la République

 

Les travailleurs interpellent le Président de la République, lui demandant de prendre des mesures concrètes et immédiates pour résoudre cette crise. Ils rappellent que leur contribution à l’économie nationale est essentielle et qu’ils méritent d’être traités avec dignité et respect.

 

Protection des travailleurs

 

Les travailleurs en grève sont protégés par la loi et aucun ne devra subir de représailles ou de sanctions pour avoir exercé son droit de grève. Les employeurs sont invités à respecter les droits des travailleurs et à éviter toute forme d’intimidation ou de pression.

 

La balle est désormais dans le camp des autorités gabonaises. Il est temps de prendre des mesures pour résoudre cette crise et de garantir les droits des travailleurs du secteur pétrolier.

 

La rédaction 

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