Société : Vague de colère et mobilisation républicaine à Port-Gentil face aux dérives sur les réseaux sociaux
La capitale économique du Gabon refuse de devenir le terreau de la calomnie numérique. Ce samedi 15 août 2026, la ville de Port-Gentil a vibré sous les pas d’une marche citoyenne et républicaine d’une ampleur inédite.
À l’appel d’un collectif porté par Lionel Mezui, Cédric Tchissambo, Wilfried Ovily, Kevin Moukadi et Kevin Obiang, l’ensemble des forces vives de la commune s’est levé pour lancer un cri du cœur unanime : « Stop aux injures sur les réseaux sociaux ! ».
Des représentants de la société civile aux ONG, en passant par les confessions religieuses et les chefs traditionalistes, toutes les composantes sociales se sont unies pour dénoncer la montée en puissance de la cyber-haine.

Au-delà de la marche symbolique, les organisateurs ont tenu à rappeler les règles fondamentales du vivre-ensemble gabonais, axées sur le respect des aînés et la préservation de la dignité humaine. Si la liberté d’expression et la critique politique restent des droits garantis, l’injure publique constitue une infraction pénale. Le Collectif a vivement fustigé la récurrence des attaques haineuses, des calomnies et des propos dégradants ciblant le Président de la République, Chef de l’État, ainsi que les membres de sa famille.
Lors de la déclaration officielle, les initiateurs ont annoncé avoir saisi les autorités judiciaires compétentes en déposant une plainte formelle contre le nommé Landry Ange Mbeng pour des faits d’injures graves et répétées.
« Restaurer le respect, la discipline et la cohésion sociale n’est pas une option, c’est un devoir national », ont martelé les membres du Collectif.
En battant le pavé, la jeunesse et les sages de Port-Gentil envoient un signal fort à l’ensemble du territoire : l’espace numérique ne saurait être une zone de non-droit. Un tournant citoyen majeur scrupuleusement suivi par la rédaction.
