17 AOÛT À LIBREVILLE : GABON PREMIÈRE RÉUSSIT LE DÉFILÉ LE PLUS SPECTACULAIRE DE SON HISTOIRE
Lundi 17 août 2026, place de l’Indépendance. Gabon Première a retransmis le défilé de la Fête nationale. Et cette année, rien à voir avec les années précédentes. Les Gabonais restés devant leur écran n’ont pas eu l’impression de regarder une cérémonie. Ils ont eu l’impression d’être dedans.
Caméras embarquées dans les véhicules, prises de vue aériennes depuis les hélicoptères, travelling au ras du sol, ralentis millimétrés. Des plans qu’on n’avait jamais vus à la télévision gabonaise. Le défilé militaire est devenu un spectacle cinématographique. Pour une fois, la technique était à la hauteur de l’événement.
Le plus fort : zéro coupure, zéro cafouillage, zéro écran noir. Du début à la fin, le signal est resté stable. Les commentaires étaient calés, les transitions fluides. Une première pour une fête nationale. Les attentes étaient hautes. Gabon Première les a atteintes.
Difficile de ne pas faire le lien. L’arrivée de Régis MASSIMBA à la tête du groupe Gabon Télévision coïncide avec ce saut qualitatif. Son ambition affichée : professionnaliser, moderniser, rendre la chaîne compétitive. Le défilé du 17 août est la première démonstration concrète. Le message est passé.
Derrière les belles images, il y a du travail. Des mois de repérage, de tests techniques, de coordination avec l’armée et la sécurité. Les équipes de Gabon Première ont pris des risques pour proposer des angles inédits. Elles ont réussi à filmer l’événement comme on filme un grand direct international.

Le 17 août célèbre l’accès du Gabon à sa souveraineté. Cette année, la télévision a rendu cette souveraineté visible. En montrant la force, la discipline et la modernité des forces de défense et de sécurité, mais aussi en montrant qu’une chaîne publique gabonaise peut faire du grand direct de niveau international.
Parce que la télévision publique n’est pas qu’un outil de communication. C’est la vitrine du pays. Quand un Gabonais de l’étranger ou un investisseur regarde le défilé, il juge aussi la capacité du pays à s’organiser. Avec cette retransmission, Gabon Première a rehaussé l’image du Gabon.
Un bon direct ne suffit pas. La vraie question est celle de la continuité. Va-t-on retrouver cette qualité sur les journaux, les magazines, les débats, le sport ? Le 17 août a prouvé que les moyens techniques et humains existent. Il faut maintenant les généraliser.
Soyons francs : pendant des années, on a subi des retransmissions poussives. Cette année, on a vibré. Et si le problème n’avait jamais été le manque de moyens, mais le manque d’exigence et de leadership ? L’effet MASSIMBA donne envie d’y croire. Et si Gabon Première redevenait enfin la première ?
Alors chapeau à Gabon Première et à toute son équipe. Chapeau à Régis MASSIMBA pour avoir osé changer les standards. Le 17 août 2026 restera comme le jour où la télévision publique gabonaise a fait son défilé à elle. Celui de la qualité.
Aimé Jordan PANGO
