Iboga : Le Gabon veut un Partage Équitable des Bénéfices avec les Communautés Locales
Le Ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, le Général de Brigade Maurice Ntossui Allogo, a lancé un appel à la gestion durable de l’Iboga, une plante endémique du Gabon, lors de la Conférence internationale sur l’Iboga et l’Ibogaine qui s’est tenue à Libreville le 12 janvier 2026. Cette rencontre, initiée par un consortium d’ONG américaines, a rassemblé des experts, des scientifiques, des chefs traditionnels, des entrepreneurs et des membres de la société civile pour discuter des enjeux liés à cette ressource précieuse.
Le Ministre a souligné l’importance capitale de l’Iboga, qui occupe une place centrale dans les traditions initiatiques gabonaises, particulièrement au sein du Bwiti. Il a rappelé que l’Iboga n’est pas qu’une espèce botanique parmi d’autres, mais un symbole vivant de l’interconnexion entre l’homme et la forêt, entre la nature et la culture, entre le visible et l’invisible.
Cependant, le Ministre a dressé un constat lucide sur l’état actuel de la filière, qui souffre d’un manque de structuration et est exposée à des risques critiques tels que la surexploitation, l’appropriation illégitime des savoirs ancestraux et diverses dérives éthiques. L’absence d’un cadre réglementaire clair a jusqu’ici limité l’impact économique réel pour les communautés locales, qui doivent être les premières bénéficiaires de cette richesse.

Le Ministre a réaffirmé les quatre devoirs fondamentaux de son département : préserver la ressource, respecter les savoirs traditionnels, garantir la souveraineté nationale et assurer un partage équitable des bénéfices. Il a souligné que la gestion durable de l’Iboga doit bénéficier en premier lieu aux communautés locales, qui ont un rôle crucial à jouer dans la préservation de cette ressource.
La Conférence internationale sur l’Iboga et l’Ibogaine a permis de lancer un débat ouvert et constructif sur les enjeux liés à la gestion de cette ressource précieuse. Il est maintenant temps pour les acteurs impliqués de travailler ensemble pour mettre en place un cadre réglementaire clair et assurer un partage équitable des bénéfices pour les communautés locales.
La rédaction
