Akanda : l’ANUTTC rouvre de force les carrières de Malibé et Trois Bois bloquées par une famille
L’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre, ANUTTC, a mené une opération de libération des carrières de latérite et de sable à Malibé II et Trois Bois, dans la commune d’Akanda.
La mission s’est déroulée le lundi 08 juin 2026 sur instruction du Directeur Général de l’ANUTTC. Elle était conduite sur le terrain par le Directeur Général Adjoint Charles NGUEMA EBOZO’O et le Conseiller du Directeur Général, le Colonel Richard NDJAMI.
Objectif : rouvrir les sites fermés par une famille qui revendique la propriété des sablonnières du secteur et qui en avait bloqué l’accès.
La fermeture de ces carrières paralysait l’approvisionnement en intrants de plusieurs entreprises de BTP. En réponse, l’ANUTTC a également procédé à l’arrêt systématique des travaux de construction sur plusieurs chantiers privés le long de la voie principale « neuf provinces/Plage du Nord », réalisés par la société AOM.
Le message est clair : aucun particulier ne peut bloquer l’exécution de travaux d’intérêt général, surtout quand les sites exploités relèvent du domaine public. L’agence rappelle que ces carrières restent propriété de l’État tant qu’aucun titre foncier conférant des droits réels n’a été délivré.

Le secteur de Malibé connaît une métamorphose rapide depuis la Transition. La zone est au cœur du projet « Mondah Beach », vitrine de la vision du Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, pour le réaménagement urbain d’Akanda.
Le schéma prévoit plusieurs lotissements intégrés avec électrification, adduction d’eau, équipements de proximité et une voirie structurante sur deux axes : neuf provinces/Plage du Nord et Malibé 1/Port d’Owendo. L’ensemble s’inscrit dans le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme de la conurbation Libreville-Owendo-Akanda-Ntoum.
Les carrières de latérite et de sable de Malibé et Trois Bois sont donc stratégiques. Elles alimentent directement les travaux de génie civil en cours et permettent de tenir les délais sur les chantiers publics.
Face à la situation, l’ANUTTC en appelle au sens des responsabilités de la famille concernée et des populations locales. « Nul ne peut s’approprier les sites de carrière de Malibé », insiste l’agence, qui rappelle que ces travaux relèvent d’un programme d’aménagement urbain suivi au plus haut niveau de l’État et inscrit dans le projet de société du Chef de l’État.
Avec cette intervention, l’ANUTTC veut éviter que des revendications privées ne bloquent un chantier structurant pour l’agglomération. La balle est maintenant dans le camp des acteurs locaux : coopérer pour accélérer la modernisation du secteur, ou s’exposer à de nouvelles mesures de libération forcée.
