Ndjolé serre la vis : la mairie passe à l’action contre les mauvais payeurs
Mardi 19 mai 2026, la mairie de Ndjolé est passée des avertissements aux actes. Un camion de la société T.E.S.G, spécialisée dans le transport d’hydrocarbures, a été mis sous scellé. Motif : des années de taxes municipales impayées malgré les relances. Le message est clair : à Ndjolé, l’incivisme fiscal a un prix.
L’intervention a été menée par les agents municipaux sous la conduite du premier adjoint au maire. Ciblé : un véhicule de T.E.S.G, entreprise qui exerce sur le territoire communal. La saisie conservatoire vise à contraindre l’entreprise à régulariser sa situation vis-à-vis de plusieurs taxes restées en souffrance.

Selon la mairie, T.E.S.G serait redevable de la taxe publicitaire, de la taxe sur la peinture murale, de l’autorisation annuelle d’exercer, de la taxe sur le transport de marchandises et de la taxe d’occupation du domaine communal. Des obligations qui s’appliquent à toute entreprise opérant sur la commune, sans exception.
Des interpellations et relances ont été adressées aux services de l’entreprise. Face à l’absence de réponse durable, la municipalité a activé la voie coercitive prévue par les textes. Mettre sous scellé n’est pas un coup de communication. C’est l’ultime levier quand le dialogue administratif échoue.

Ces recettes ne disparaissent pas dans un trou noir. Elles financent la voirie, la salubrité, l’assainissement, l’éclairage, l’entretien des espaces publics. À l’échelle d’une commune comme Ndjolé, chaque franc recouvré se transforme en route réparée, en caniveau curé, en marché plus propre. Ne pas payer, c’est freiner ces travaux.
Quand une entreprise refuse de s’acquitter de ses obligations, ce sont les autres opérateurs et les ménages qui compensent, directement ou indirectement. L’action de la mairie vise à rétablir cette équité. Payer sa part n’est pas une option, c’est la règle du jeu.
La municipalité le dit : l’application des textes se fera avec fermeté et sans complaisance. Fermeté ne veut pas dire arbitraire. Les procédures existent, elles encadrent les saisies, les mises sous scellé, les contentieux. L’objectif est de faire respecter la loi, pas de régler des comptes.
L’affaire T.E.S.G sert d’avertissement. Toute société qui persiste à se soustraire à ses obligations fiscales s’expose à des mesures similaires. Pour les entreprises de bonne foi, le message est inverse : régularisez, dialoguez, documentez. La mairie préfère un accord amiable à une saisie, mais elle ne restera pas passive.
Une commune qui encaisse ses recettes peut planifier, lancer des chantiers, attirer des investisseurs. À l’inverse, une commune sans trésorerie repousse tout. La lutte contre l’incivisme fiscal est donc aussi une politique économique. Elle protège l’attractivité de Ndjolé.
Vérifier ses obligations locales, tenir un échéancier, répondre aux mises en demeure, demander un échelonnement si nécessaire. L’administration communale n’est pas une boîte noire. Elle négocie quand l’entreprise montre sa bonne foi et présente un plan de règlement crédible.
Ndjolé rappelle une vérité simple : le développement communal repose sur des règles appliquées à tous. Quand les entreprises paient, la mairie investit. Quand la mairie investit, la ville gagne en propreté, en sécurité, en qualité de vie. L’offensive contre les indélicats n’est pas une guerre contre le privé. C’est une défense de l’intérêt collectif.
