Enseignement privé au Gabon : Dr Simplice Désiré Mamboulla honoré pour avoir mis les étudiants au centre
La Conférence Gabonaise des Écoles et Universités du Privé a mis à l’honneur ceux qui bâtissent l’université autrement. Parmi les lauréats, le Dr Simplice Désiré Mamboulla, distingué pour son travail de fond sur la professionnalisation des formations et l’accompagnement des jeunes vers l’emploi.
Organisée par la CGEUP, la rencontre a réuni directeurs d’établissements, autorités administratives, représentants institutionnels et partenaires du secteur éducatif. Objectif : sortir de l’ombre les acteurs qui, depuis des années, tiennent à bout de bras l’enseignement supérieur privé. À leurs côtés, un hommage a été rendu à ceux qui nous ont quittés, dont Elie Toumba Chimanga, fondateur de l’Institut Facultaire d’Informatique et de Management, dont l’héritage continue d’inspirer.
Aux côtés du Dr Mamboulla, le Dr Marie Madeleine Mbourantsou et l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima ont aussi été distingués. Ce qui rassemble ces profils, c’est la conviction que l’enseignement privé n’est pas un sous-système, mais un levier concret pour former, innover et insérer.
Dans son discours, la CGEUP a présenté le Dr Mamboulla comme une figure qui a marqué le secteur par son engagement pour des formations professionnalisantes et un suivi réel des étudiants. Pas de diplôme décoratif : l’idée est de donner aux jeunes des compétences utilisables dès la sortie d’école, dans des secteurs qui recrutent.
Les intervenants l’ont répété : il faut cesser d’opposer théorie et pratique. Un bon système éducatif combine rigueur académique et diversification des compétences. Entrepreneuriat, culture, sport, nouvelles technologies : ce sont ces briques qui rendent un parcours solide et différenciant sur le marché du travail.

Pour que ça marche, il faut des stages encadrés, des projets d’entreprise, des enseignants qui connaissent le terrain, des partenariats avec les entreprises. Le parcours du Dr Mamboulla a été cité en exemple parce qu’il a mis ces briques en place et qu’il a suivi les résultats. L’insertion ne se décrète pas, elle se construit.
Le secteur privé comble des besoins que le public, seul, ne peut pas couvrir assez vite. Il expérimente des formats courts, des spécialisations pointues, des passerelles vers l’emploi. Quand la qualité est au rendez-vous, il devient un moteur de mobilité sociale et de création de valeur.
En distinguant les pionniers disparus, la CGEUP rappelle que l’enseignement privé gabonais repose sur des trajectoires personnelles fortes. Honorer Elie Toumba Chimanga, c’est rappeler que les institutions solides commencent par des individus qui refusent de baisser les bras.
Derrière les prix, il y a un message clair pour les étudiants. Formez-vous à des métiers qui ont un marché. Apprenez à vendre un projet, à coder une solution, à gérer une équipe. Le diplôme ouvre la porte, les compétences vous font traverser la pièce.
La cérémonie a aussi été un rappel aux écoles et universités : la réputation se gagne sur la qualité des cohortes qui sortent chaque année. Suivi des alumni, enquêtes d’insertion, ajustement des programmes. Sans données, on navigue à l’aveugle.
La distinction remise au Dr Mamboulla n’est pas une fin. Elle s’inscrit dans une dynamique que la CGEUP veut amplifier : valoriser les bonnes pratiques, partager les méthodes qui marchent, aligner l’offre de formation sur les réalités économiques du pays. Si le secteur privé maintient ce cap, il contribuera à élever l’ensemble du système éducatif gabonais.
