AGRICULTURE : LE FONDEMENT DE LA VIE ET LA SOURCE PREMIÈRE DE TOUTE RICHESSE
Une phrase simple, mais qui remet tout à l’endroit. « L’agriculture est le fondement de la vie humaine et la source première de toute richesse. »
À l’heure des start-up, de la tech et des matières premières, cette vérité ancestrale revient en force. Parce que sans elle, aucune économie ne tient, aucun pays ne se développe, aucune nation ne mange.
Le fondement de la vie : avant l’usine, il y a le champ
Avant le téléphone, avant la route, avant même l’État, il y a eu la terre.
L’agriculture, c’est d’abord ça : nourrir. 8 milliards d’êtres humains mangent chaque jour grâce au travail des paysans. Riz, manioc, maïs, banane, poisson d’élevage… Rien ne part de rien.
Dans un pays comme le Gabon où plus de 80% des produits alimentaires sont importés, cette phrase prend un sens de souveraineté. Qui contrôle ce qu’il mange, contrôle son avenir. Dépendre de l’extérieur pour se nourrir, c’est être vulnérable à chaque crise, à chaque hausse du fret, à chaque guerre.
Fonder la vie humaine, c’est donc assurer que chaque Gabonais, chaque Africain, puisse manger à sa faim avec ce que produit sa propre terre.
La source première de toute richesse : avant le pétrole, il y a la terre
Les économistes l’oublient souvent, mais l’histoire le rappelle : toutes les grandes fortunes sont nées de la terre.
Avant l’industrie, il y avait l’agriculture qui créait les surplus. Ces surplus ont financé le commerce, les villes, les écoles, les armées. Le cacao ivoirien, le café camerounais, l’huile de palme… Ce sont des cultures qui ont bâti des nations.
Aujourd’hui encore, l’agriculture reste le premier employeur au monde. Elle fait vivre plus de 60% des Africains. Elle génère des devises, crée des usines de transformation, des emplois, des routes, des marchés.

Le pétrole s’épuise. Le bois part brut. Mais la terre, si on l’entretient, produit chaque année. C’est la seule richesse qui se renouvelle. C’est pour ça qu’elle est « première ».
Pourquoi on l’a oubliée… et pourquoi il faut y revenir
Pendant des décennies, l’agriculture a été vue comme « le travail des pauvres ». Les jeunes ont fui les champs pour les bureaux. Les États ont misé sur l’importation, moins chère et plus rapide.
Résultat : chômage des jeunes, dépendance alimentaire, gaspillage de devises.
Or la crise du Covid, la guerre en Ukraine et l’inflation l’ont prouvé : quand les frontières se ferment, seuls ceux qui produisent survivent.
Replacer l’agriculture au centre, ce n’est pas un retour en arrière. C’est un choix stratégique. Mécaniser, transformer sur place, financer les coopératives, former les jeunes aux agri-business. C’est faire de la terre une industrie moderne.
Dire que l’agriculture est le fondement de la vie et la source première de toute richesse, ce n’est pas de la poésie. C’est du bon sens économique.
Un pays qui néglige ses paysans hypothèque son indépendance.
Un pays qui investit dans ses champs investit dans sa paix, sa santé et sa prospérité.
Au Gabon comme ailleurs, la question n’est plus de savoir s’il faut investir dans l’agriculture. La question est : à quelle vitesse le fait-on?
Parce qu’au final, aucune nation ne peut être riche si elle a faim.
Aimé Jordan PANGO
