ENSEIGNEMENT TECHNIQUE : OLIGUI NGUEMA OFFRE 19 VÉHICULES POUR DÉSENCLAVER LES ÉCOLES PROFESSIONNELLES
LIBREVILLE – ACTUALITE 241- Coup d’accélérateur pour la formation professionnelle. Le Président de la Transition, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a procédé hier à la remise officielle de 19 moyens roulants aux structures de l’enseignement technique et professionnel du Gabon.
Objectif affiché : sortir les lycées techniques de l’isolement, faciliter les stages et rapprocher l’école du monde de l’entreprise.
Pick-up, mini-bus, camions… Le lot est diversifié. Il va être réparti dans les Lycées techniques, Centres de formation et établissements professionnels à Libreville comme en province.
Pourquoi c’est important ? Parce que depuis des années, le plus grand frein des écoles techniques, ce n’était pas le manque de volonté. C’était le manque de mobilité.
Comment envoyer des élèves en stage en entreprise sans bus ? Comment transporter du matériel pour des travaux pratiques sans camion ? Comment encadrer des chantiers-écoles sans pick-up ?
Avec ces 19 véhicules, l’État répond à un problème concret. On donne aux écoles les moyens de bouger.
Depuis le début de la Transition, le discours est clair : faire du Gabon un pays de bâtisseurs. Et pour bâtir, il faut des techniciens, des mécaniciens, des électriciens, des menuisiers, des agriculteurs formés.
Mais une formation technique sans pratique ne vaut rien. Or la pratique, ça se fait en dehors des salles de classe. Dans les entreprises, sur les chantiers, dans les ateliers.
En dotant les établissements de moyens roulants, le Chef de l’État pose un acte concret. Il ne finance pas seulement des bâtiments. Il finance la connexion entre l’école et l’emploi.
C’est la fin du théorique pour le théorique. Place à une formation utile, opérationnelle.

Redonner ses lettres de noblesse à l’enseignement professionnel
Pendant trop longtemps, l’orientation vers le technique a été vue comme la voie de secours. Résultat : des établissements sous-équipés, délaissés, et des jeunes sans débouchés.
Cette dotation veut inverser la tendance. C’est un message aux parents et aux jeunes : l’enseignement technique n’est plus l’oublié du système. Il devient une priorité nationale.
Avec du matériel qui roule, les directeurs pourront multiplier les partenariats, organiser plus de sorties pédagogiques, et surtout, prouver que leurs diplômés sont « employables » dès la sortie.
Et après ? L’enjeu de l’entretien
La remise est une chose. La pérennité en est une autre.
19 véhicules, c’est bien. Mais qui paiera le carburant ? L’entretien ? Les assurances ? Pour que l’effet ne s’éteigne pas dans 6 mois, il faudra que chaque établissement intègre ces charges dans son budget et que les DAF assurent un suivi rigoureux.
Le défi maintenant est pour les responsables d’établissements : faire de ces véhicules des outils de production de compétences, et non de simples voitures de service.
En remettant ces 19 moyens roulants, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA ne fait pas que distribuer des clés. Il donne aux écoles techniques la possibilité de sortir de leurs murs.
C’est un pari : celui de former une jeunesse qui sait faire, et pas seulement réciter.
Pour un Gabon qui veut se diversifier et réduire les importations de main d’œuvre, c’est peut-être l’un des investissements les plus rentables de la Transition.
Aimé Jordan PANGO
