Financement du « Gabon Nouveau » : L’AJEAG et Hugues Mbadinga Madiya forment les juristes aux subtilités des PPP

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Le samedi 26 septembre 2026, la grande salle du complexe ABC Mall des Charbonnages (1ᵉʳ arrondissement) a refusé du monde. À l’invitation de l’Association des Juristes d’Entreprise et d’Administration du Gabon (AJEAG), des dizaines de praticiens du droit, de cadres de l’administration et d’acteurs du privé se sont bousculés pour participer à un événement charnière : une Masterclass choc sur les Partenariats Public-Privé (PPP), immédiatement suivie de l’Assemblée Générale Ordinaire de l’organisation.

 

À l’heure où le Gabon s’est transformé en un vaste chantier à ciel ouvert sous la Vᵉ République, la question du financement ne peut plus reposer sur les seules recettes extractives. Pour construire ponts, hôpitaux, écoles et réseaux d’eau, l’État doit s’allier au privé. Mais à quel prix et sous quelles conditions ? C’est tout l’enjeu de ce rendez-vous de haut niveau.

 

Sous la férule de Hugues Mbadinga Madiya, ancien ministre des PPP et fin connaisseur des rouages financiers internationaux, les débats ont décortiqué sans tabou la mécanique complexe de ces contrats de longue durée. L’objectif est clair : en finir avec la dépendance aveugle aux cabinets d’expertise étrangers et former une élite locale capable de négocier d’égal à égal avec les investisseurs.

 

Bâtir une expertise 100 % gabonaise pour rédiger, blinder et surveiller les contrats d’infrastructures. Anticiper les surcoûts cachés, maîtriser les dépenses d’exploitation et éviter les pièges contentieux.

 

Veiller à ce que chaque PPP débouche sur des services publics performants, accessibles et créateurs d’emplois pour les populations. Lors de l’Assemblée Générale tenue dans le prolongement direct de la Masterclass, l’AJEAG a structuré sa feuille de route pour s’imposer comme le consultant juridique privilégié de l’État et des entreprises.

 

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« Le Chef de l’État se définit comme un bâtisseur. La multiplication des chantiers appelle une multiplication des ressources. Nous devons donner aux juristes gabonais les armes nécessaires pour être compétitifs sur toute la chaîne d’exécution des PPP. L’Assemblée Générale qui a suivi cette formation nous a permis de resserrer nos rangs, de dresser un bilan rigoureux et de réaffirmer notre rôle de force de proposition au service de la Nation. » A affirmé Marcel Ella Ebane, Président de l’AJEAG

 

« Les PPP touchent au quotidien des Gabonais : l’eau, l’électricité, les ports, les aéroports. Derrière ces contrats, il y a une mécanique très particulière. Il faut anticiper les risques pour qu’une fois ficelés, ces projets livrent des services publics de qualité et fassent tourner l’économie nationale. » A souligné l’expert Hugues Mbadinga Madiya, Intervenant et ancien ministre

 

« Je sors de cette Masterclass profondément enrichi. J’ai acquis des outils d’une précision chirurgicale pour participer à l’élaboration de contrats en évitant les pièges qui conduisent trop souvent aux échecs du passé ». A témoigné Ken Moutou-Pany, Juriste participant et membre de l’association.

 

« Cette journée prouve que le juriste n’est pas un simple spectateur ! Il est le cœur battant de la chaîne de valeur d’un PPP, en amont pour cadrer les textes, et en aval pour veiller au grain et défendre les intérêts de nos institutions ». A ajouté Martine Marisa Mezim, Juriste participante et membre de l’AJEAG.

 

Cette démonstration de force de l’AJEAG prouve que la bataille du développement se jouera aussi sur le terrain du droit. En formant ses cadres aux exigences de la haute finance, le Gabon se dote du bouclier juridique indispensable à la réussite de sa transformation.

 

Kévine-AYMARD

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