ENSEIGNEMENT TECHNIQUE : LE PLAIDOYER D’AGGÉE MAYAKE ENFIN ENTENDU PAR LE PRÉSIDENT OLIGUI NGUEMA

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Il y a des victoires qui ne se mesurent pas en postes, mais en idées qui finissent par s’imposer. Celle d’Aggée MAYAKE en fait partie.

 

Depuis trois ans, sans relâche, cet acteur engagé de la société civile porte un plaidoyer qui semblait à contre-courant : sortir l’Enseignement technique et la Formation professionnelle du giron tentaculaire du ministère de l’Éducation Nationale pour en faire un département ministériel à part entière, dédié à l’Enseignement technique, à la Formation professionnelle et à l’Insertion des jeunes.

 

Un combat qu’il a mené avec constance, dans les médias, sur les plateaux de télévision, notamment sur Gabon 24, et sur ses réseaux sociaux. En janvier dernier encore, en plein cœur de la crise de la « grève des enfants« , c’est en direct sur sa page Facebook qu’il réitérait ce vœu avec force, convaincu que la solution à la crise de notre école ne viendrait pas d’une administration unique et débordée.

 

Pour Aggée MAYAKE, l’argument est implacable : l’avenir du Gabon ne se jouera pas uniquement dans les bureaux climatisés, mais dans les ateliers, les garages, les champs et les usines. Tant que les métiers manuels seront perçus comme une voie de garage pour les élèves en échec, le pays continuera de former des chômeurs diplômés au lieu de former des bâtisseurs qualifiés.

 

Aujourd’hui, ce plaidoyer de trois ans vient de trouver un écho au plus haut sommet de l’État. Par une décision forte, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a acté la séparation tant attendue.

 

Aggée MAYAKE ne cache pas son émotion. Il tient à exprimer sa « profonde gratitude » au Chef de l’État pour avoir eu le courage politique d’écouter le terrain et de répondre à une préoccupation majeure de la jeunesse gabonaise.

 

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Car cette réforme n’est pas une simple réorganisation administrative. C’est un changement de paradigme. C’est reconnaître enfin que la valorisation des métiers, le développement des compétences techniques et l’insertion professionnelle ne sont pas des sous-produits de l’Éducation Nationale, mais le pilier central de notre émergence.

 

Un ministère dédié, c’est la promesse d’une formation plus adaptée aux besoins réels du marché de l’emploi, d’un meilleur équipement de nos centres, d’une revalorisation du statut de formateur et, surtout, d’une nouvelle dignité offerte à nos jeunes qui veulent apprendre un métier et vivre de leurs mains.

 

Le militant salue une décision qui va dans le sens de l’histoire et qui, il l’espère, contribuera efficacement au bon fonctionnement de notre système de formation et au développement de notre pays.

 

Mais Aggée MAYAKE le sait : le plus dur commence. Obtenir la création du ministère était une bataille, le rendre efficace en sera une autre. C’est pourquoi il le dit sans détour : « Le plaidoyer continue ».

 

Voir une idée défendue pendant trois ans prendre corps est déjà une grande satisfaction. La transformer en emplois pour des milliers de jeunes Gabonais sera la victoire finale.

 

Aimé Jordan PANGO 

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