CPLA 2026 : ESSODINA GADO MET LA JEUNESSE AFRICAINE AU DÉFI DU NUMÉRIQUE POUR CONQUÉRIR L’AGENDA 2063
C’est parti pour la grand-messe du leadership africain. Ce 31 octobre 2026, le rideau s’est levé sur la septième édition du Camp des Programmes de Leadership Africain, le CPLA 2026. Devant un parterre de Chefs d’État, de représentants de l’Union Africaine et de centaines de jeunes venus de tout le continent et de la diaspora, le Président du Comité international d’organisation ESSODINA GADO, a prononcé une allocution qui a donné le ton.
Le thème de cette année ne doit rien au hasard : « Jeunes leaders africains et leadership numérique : leviers pour accélérer le développement de l’Afrique ». Un intitulé qui sonne comme un manifeste et qui, sous l’impulsion d’Essodina Gado, place la jeunesse au cœur du réacteur du développement, non plus comme simple bénéficiaire, mais comme moteur.
Dans son discours d’ouverture, le Président Gado a d’abord tenu à saluer cette jeunesse qui refuse de baisser les bras. Une jeunesse, a-t-il martelé, animée par la soif d’apprendre et le désir d’entreprendre, qui malgré le chômage, l’incertitude et les contraintes, choisit de se préparer plutôt que de sombrer dans la résignation. C’est pour elle que le CPLA existe.
Car le CPLA n’est plus une simple rencontre annuelle. Créé en 2020, le programme a tracé son sillon pendant six éditions, parfois dans la difficulté. Le bilan chiffré présenté par ESSODINA GADO est éloquent et donne la mesure de la mobilisation : 8 484 projets soumis, 1 320 participations enregistrées, 532 personnes-ressources mobilisées, 280 heures de formation dispensées et jusqu’à 30 pays africains représentés.
Mais le Président du Comité international a voulu aller au-delà des chiffres. Il a mis en garde : la réussite d’un programme de leadership ne se mesure pas à l’affluence ou au nombre de certificats distribués. Elle se mesure à ce que les participants font après. Sont-ils capables de s’approprier les connaissances, de nouer des collaborations durables et surtout de répondre aux besoins concrets de leurs communautés ? C’est là que se situe la vraie exigence.
Selon ESSODINA GADO, le temps des fondations est révolu, place désormais au temps de la consolidation. Après avoir mobilisé, il faut maintenant transformer l’essai. Et cette ambition dépasse largement le cadre du CPLA. Elle s’inscrit dans une vision continentale beaucoup plus grande : l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, cette Afrique que nous voulons, intégrée, prospère et en paix.
Accélérer le développement, a-t-il argumenté, ce n’est pas multiplier les déclarations d’intention dans les hôtels de luxe. C’est renforcer les capacités productives, améliorer la qualité des institutions, investir dans les compétences et faire en sorte que les progrès se voient dans l’assiette, dans l’école et dans l’hôpital du citoyen lambda. Une tâche qui ne peut être l’affaire des seuls États.
C’est ici qu’intervient le cœur de son message : les jeunes ne sont pas une promesse pour demain, ils sont une force pour aujourd’hui. Une force de proposition, d’innovation et de transformation déjà à l’œuvre. Encore faut-il leur donner les moyens : les compétences, les réseaux et l’accès aux financements. C’est précisément le rôle que veut jouer le CPLA sous la direction de son Comité international.

Le choix du leadership numérique comme fil rouge de cette édition 2026 est une conviction mûrement réfléchie par Monsieur Gado. Pour lui, la technologie n’est pas une finalité en soi. Sa valeur réside dans ce qu’elle permet à l’humain de faire : mieux comprendre son environnement, accroître sa capacité d’action et contribuer au progrès collectif.
Il a ainsi défini un leadership numérique à quatre dimensions. Productif, quand il crée de la richesse et de l’emploi. Constructif, quand il apporte des solutions adaptées aux réalités de nos territoires. Instructif, quand il démocratise l’accès au savoir et renforce les capacités. Et participatif, quand il favorise l’expression citoyenne et l’implication des jeunes dans les décisions qui engagent leur avenir.
L’ambition portée par ESSODINA GADO n’est donc pas de former une jeunesse simplement connectée qui scrolle. L’ambition est de forger une jeunesse éclairée, compétente, entreprenante et consciente de ses responsabilités. Une jeunesse qui utilise le code et le digital non pas pour fuir l’Afrique, mais pour la construire.
S’adressant directement aux participants, le Président a lancé un appel vibrant : le CPLA 2026 vous appartient. Ne faites pas de cette édition une simple succession de conférences. Interrogez, confrontez les enseignements aux réalités de vos villages et de vos quartiers, transformez chaque rencontre en opportunité d’apprentissage et de coopération. La valeur de cette semaine dépendra de ce que vous en ferez après.
Il n’a pas oublié les autres maillons de la chaîne. Aux équipes nationales, il a demandé de continuer à faire rayonner les idéaux du CPLA. Aux experts et formateurs, de transmettre mais surtout d’ouvrir leurs réseaux aux jeunes. Et aux alumni, les anciens, de s’approprier définitivement le programme, de le nourrir de leurs expériences et de devenir les mentors de la nouvelle génération.
En conclusion, il a rappelé une vérité essentielle qui résume toute la philosophie de cette septième édition : l’Afrique de 2063 ne se construira pas en 2063. Elle se construit maintenant. A travers nos décisions d’aujourd’hui, nos compétences d’aujourd’hui et nos initiatives d’aujourd’hui. Et c’est sur cette conviction que ESSODINA GADO a déclaré officiellement ouverte la septième édition du Camp des Programmes de Leadership Africain.
Vive la jeunesse africaine, vive l’Afrique des solutions, vive le CPLA.
Aimé Jordan PANGO
