Cancer de la prostate : Quand le ballon rond brise le tabou dans le 2ᵉ arrondissement de Libreville
Associer la passion du sport roi à la sauvegarde des vies : c’est le pari réussi ce samedi au Stade de l’Université Omar Bongo (UOB). La Mairie du 2ᵉ arrondissement de Libreville a donné le coup d’envoi officiel de la Coupe Solidarité « Brice Clotaire Oligui Nguema », un tournoi de football d’envergure dédié à la campagne nationale Novembre Bleu.

Face au fléau des cancers masculins, et particulièrement celui de la prostate, cette compétition inter-quartiers vise un objectif clair : utiliser le pouvoir rassembleur du football pour inciter les hommes à vaincre la peur et à se faire dépister.
Dans une allocution incisive et poignante, le Maire du 2ᵉ arrondissement, Richard Obiang Ava, a fustigé la pudeur mal placée qui prive trop souvent les pères, frères et époux d’un diagnostic précoce : « Trop souvent, par peur ou par pudeur, les hommes refusent d’aller se faire dépister. Aujourd’hui, nous disons stop ! Un homme fort, ce n’est pas celui qui cache sa maladie ; un homme fort, c’est celui qui se fait dépister pour se protéger et protéger sa famille. »


Rendant un hommage appuyé au Président de la République, chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour ses actions dans la santé, ainsi qu’au Maire de Libreville, Eugène Mba, l’édile a rappelé que le choix du football découle de sa capacité unique à fédérer toutes les générations autour du bien-être.
Présenté par Sima Simon Stéphane, entraîneur et président du comité d’organisation, le tournoi s’articule autour d’un format « Tournoi de six » particulièrement rythmé : La fête du football de ce samedi n’est que la première étape du dispositif. Samedi prochain, le site de l’UOB se transformera en centre médical à ciel ouvert avec la présence d’enseignants-chercheurs et de médecins spécialistes pour des consultations et dépistages gratuits.
En alliant la ferveur populaire du sport à la prévention médicale, la Mairie du 2ᵉ arrondissement prouve que la lutte pour la santé peut s’inscrire au cœur même de la vie communautaire.
KÉVIN-AYMARD
