Déclaration de presse de Marinette MEYIE ELLA, Candidate aux élections locales du 27 septembre, Femme engagée pour l’honneur et la dignité du peuple gabonais

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Suite à des propos injurieux à l’endroit du Président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema par des compatriotes béninois, Marinette MEYIE ELLA, Femme engagée pour l’honneur et la dignité du peuple gabonais a condamné avec le dernière énergie ces agissements qui fragilisent les liens d’amitié qui lient les deux pays . 

Ci-dessous, l’intégralité du discours.

 

 

Objet : Condamnation des propos injurieux à l’endroit de Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon

 

Mesdames et messieurs de la presse, chers compatriotes,

Si je m’adresse à vous aujourd’hui, ce n’est pas uniquement en tant que candidate aux élections locales du 27 septembre, mais surtout comme une Gabonaise indignée, blessée et profondément révoltée par les récents propos injurieux venus du Bénin.

Ce qui s’est passé n’est pas un simple dérapage verbal. Non. C’est une insulte grave, une provocation intolérable. Ce n’est pas seulement le président Oligui Nguema qui a été visé : c’est à travers lui que le peuple gabonais tout entier a été humilié. Et cela, nous ne pouvons l’accepter.

 

Depuis plusieurs semaines, nous voyons circuler sur les réseaux sociaux des vidéos et des publications d’influenceurs béninois qui s’attaquent à nous, qui osent tourner en dérision le Chef de l’État gabonais. Mes chers compatriotes, mes amis de la presse, comprenez bien : c’est notre dignité nationale qui est piétinée.

 

Je parle aujourd’hui avec colère, mais aussi avec lucidité. Car je sais qu’un peuple offensé peut réagir d’une manière que nul ne contrôle. Si demain, la communauté gabonaise, exaspérée par ces insultes, décide de rejeter massivement les Béninois qui vivent et travaillent ici, qui en assumera les conséquences ? Si des propriétaires expulsent leurs locataires béninois, si les marchés ferment leurs portes à ces commerçants venus de Cotonou, que restera-t-il de cette cohabitation fragile ?

 

N’oublions pas que les Béninois représentent environ 12 % de la population étrangère au Gabon. Ce n’est pas négligeable. Leur sécurité, leur prospérité, leur avenir même au Gabon sont aujourd’hui menacés par les dérives irresponsables de quelques-uns qui, depuis leur pays, se croient libres de salir la réputation de notre Nation.

Mais j’insiste : il ne s’agit pas seulement d’un problème communautaire. C’est d’abord un problème de gouvernance. Car ce qui choque, ce qui blesse encore plus que les insultes, c’est l’impunité et le silence. Où est la justice gabonaise ? Où est la fermeté attendue de nos autorités ? Comment peut-on, à l’heure de la Transition, à la veille de la 5ᵉ République, donner l’impression d’un laxisme coupable, comme si les Gabonais n’avaient pas droit à une protection digne ?

 

Je le dis avec tout le respect que je dois à nos institutions : le peuple commence à douter. Le peuple commence à perdre confiance. Et pourtant, ce pouvoir est dirigé par un Général, un militaire, un homme qui incarne par essence l’autorité, la discipline et la fermeté. Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi ce laisser-aller ? Pourquoi cette impression que, face aux humiliations, l’État reste spectateur ? 

 

Je n’ai pas peur de le dire : si rien n’est fait, si les autorités ne prennent pas leurs responsabilités, ce sont les Gabonais eux-mêmes qui finiront par réagir — comme lors de l’expulsion de 1977, un épisode marquant dans l’histoire des relations entre le Gabon et le Bénin, aux conséquences humaines et diplomatiques durables. Car lorsque le peuple prend les choses en main, nul ne peut prédire jusqu’où cela peut aller. C’est précisément pour éviter ce « scénario-catastrophe », que je m’exprime aujourd’hui.

 

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Mesdames et messieurs de la presse, peuple Gabonais, l’heure est grave, je lance donc un double avertissement. Aux Béninois vivant au Gabon : désolidarisez-vous publiquement et clairement de ces insultes. Faites-le vite, avant que la colère ne vous emporte tous. Le peuple gabonais est patient, mais il n’est pas naïf. Aux autorités gabonaises : montrez par des actes, que vous défendez l’honneur de votre peuple. La justice doit être forte, impartiale, au-dessus de la politique. C’est à cette condition seulement que nous pourrons construire une République nouvelle, crédible et respectée.

 

Je n’ai pas peur de prendre le risque d’élever la voix aujourd’hui, car je sais que le silence que l’on voudrait nous imposer est complice. Et moi, Marinette MEYIE ELLA, je refuse le silence complice. Je refuse que mon peuple perde sa dignité par l’inaction de ses dirigeants.

En 25 années passées à défendre les intérêts des Gabonais vivant au Sénégal, je n’ai jamais été confrontée à une telle hostilité. Pourquoi donc ce problème béninois ? Pourquoi eux, et pas d’autres communautés ? Serait-ce parce que l’un des leurs, par mépris pour les compétences nationales, s’est vu confier un jour, le poste stratégique de directeur de cabinet du Chef de l’État — une fonction située au sommet de l’administration présidentielle et considérée comme l’une des plus influentes dans l’appareil de l’État ! 

Récemment c’était les camerounais, hier c’était les Béninois, et encore aujourd’hui, ce sont les Béninois. Demain, ce sera qui ? 

Doit-on devenir comme la France où Macron se fait gifler au gré des humeurs… Car, lorsque le respect disparaît, le pouvoir se fragilise et tout s’effondre.

 

Aujourd’hui, je demande solennellement au Président de la République, Chef de l’Etat, au Gouvernement et à la Justice gabonaise de réagir fermement et immédiatement. C’est une question de souveraineté. C’est une question de crédibilité. C’est une question de dignité nationale… !

Mes chers compatriotes, je vous le dis : « si nous n’agissons pas aujourd’hui, demain il sera trop tard. »

« Je suis prête à assumer mes paroles », car je préfère être une voix claire dans la tempête qu’un silence complice dans la honte ! 

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, c’est le président des gabonais, c’est notre libérateur, c’est le symbole de notre dignité ! Stop, faut pas toucher.

Le peuple gabonais mérite mieux. Le peuple gabonais exige le respect. Et ce respect, nous irons le chercher là où il se trouve.

 

NB : Marinette MEYIE ELLA est candidate à l’élection locale pour le 3ᵉ arrondissement de Libreville, sur la liste conduite par Brice OBAME, président de la plateforme Gabon Espérance.

Je vous remercie. 

 

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