Gabon/Funéraire d’Or 2026 : le Gabon pose les bases d’un cadre légal et éthique pour moderniser le secteur funéraire
Libreville accueille du vendredi 29 au Samedi 30 Mai 2026, l’Atelier national sur la réglementation du secteur funéraire au Gabon, couplé à la première édition du Salon funéraire du Gabon 2026. Un salon dédié aux services funéraires, innovations et opportunités professionnelles Sous le haut patronage du vice président du gouvernement, organisé par le ministère de la santé .Placée sous le thème « Pour un cadre légal et éthique », cette rencontre est une initiative portée par l’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS), en partenariat avec la Chambre de Commerce du Gabon, NIMA Funeral Services et SUNU Assurances.
La cérémonie a été présidée par le ministre de la santé et marraine de l’événement le Professeur Elsa Joséphine N’KANA AYO épouse BIVIGOU, représentant le vice-président du gouvernement, empêché.
Dans son allocution d’ouverture, l’organisatrice de cet événement, Présidente Directrice Générale de Gnima funeral Service Yoyo ILOKO Stéphanie épouse TCHIMANA a souligné l’importance de cette rencontre qui vise à mettre en lumière les multiples enjeux liés aux activités funéraires. Au-delà de leur dimension sociale et culturelle, celles-ci touchent également à la santé publique, à la protection de l’environnement, à la préservation des traditions ainsi qu’au développement économique.

« Cette rencontre marque une étape importante dans l’histoire de notre pays, car elle ouvre, pour la première fois, un espace national de dialogue, de réflexion et de proposition autour d’un secteur qui touche à la fois à la santé publique, à l’environnement, à nos traditions culturelles et au développement économique », a-t-elle déclaré,
Elle a également salué l’implication des plus hautes autorités de l’État dans cette initiative.
Un hommage particulier a été rendu au Vice-Président du Gouvernement, qui a accepté de placer l’événement sous son haut patronage, témoignant ainsi de l’intérêt accordé à la modernisation et à l’encadrement du secteur funéraire au Gabon.
Prenant la parole à son tour, au nom du Directeur général de l’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS), empêché, son représentant a réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur d’un secteur funéraire mieux organisé et conforme aux exigences sanitaires.
Dans son intervention, elle a souligné que le secteur funéraire dépasse largement la simple gestion des obsèques. Il constitue un domaine profondément humain, sanitaire, social, culturel et économique qui interpelle la responsabilité collective. Selon elle, l’accompagnement des familles endeuillées, le respect dû aux défunts, la sécurité sanitaire des pratiques ainsi que l’encadrement des opérateurs représentent aujourd’hui des enjeux majeurs nécessitant une réflexion nationale concertée.
Elle a rappelé que le secteur funéraire se situe au croisement de plusieurs politiques publiques et fait face à des défis importants. Parmi ceux-ci figurent la mise en place d’un cadre réglementaire harmonisé, l’amélioration de la qualité des prestations, la professionnalisation des acteurs, la prise en compte des questions bioéthiques ainsi que la gestion des risques sanitaires et environnementaux liés à certaines pratiques observées sur le terrain.
Dans cette dynamique, l’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé entend pleinement jouer son rôle. En tant qu’institution chargée de la régulation des produits de santé, elle veille à la sécurité des produits utilisés dans les pratiques funéraires et souhaite contribuer, aux côtés des autres administrations concernées, à l’élaboration de normes sanitaires adaptées, à la promotion de méthodes plus sûres et respectueuses de l’environnement ainsi qu’au renforcement des capacités des professionnels du secteur.
Dans son allocution de circonstances, le ministre de la santé le Professeur Elsa Joséphine N’KANA AYO épouse BIVIGOU, représentant le vice-président du gouvernement empêché, a délivré un message fort en faveur de la modernisation et de l’encadrement du secteur, elle salué l’organisation de cet événement, qu’elle considère comme le reflet d’une prise de conscience collective face à une problématique longtemps reléguée au second plan des politiques publiques, malgré son importance pour la dignité humaine, l’organisation sociale et les valeurs fondamentales de la République.
« Le secteur funéraire occupe une place singulière dans la vie de la nation. Il accompagne les familles dans l’un des moments les plus sensibles de l’existence humaine : la perte d’un être cher; cette activité ne peut être réduite à une simple prestation commerciale, tant elle touche au respect des défunts, aux traditions culturelles ainsi qu’aux responsabilités sanitaires et environnementales de l’État », a t-elle souligné.
Le membre du gouvernement a rappelé que la manière dont une société traite ses défunts et accompagne les familles endeuillées constitue un indicateur de son niveau de civilisation, de solidarité et d’humanité.

L’autorité gouvernementale a dressé un état des lieux sans complaisance du secteur funéraire gabonais. Celui-ci demeure confronté à plusieurs difficultés, notamment l’insuffisance du cadre réglementaire, les disparités dans les pratiques professionnelles, la faiblesse des mécanismes de contrôle sanitaire, les défis liés à la professionnalisation des acteurs ainsi que les préoccupations concernant le coût des prestations proposées aux populations.
À ces problématiques s’ajoutent les risques liés à l’utilisation de certains produits chimiques destinés à la conservation des corps, dont les effets peuvent avoir des conséquences sur la santé des professionnels du secteur et sur l’environnement. Face à ces constats, le gouvernement estime que l’inaction n’est plus envisageable. S’inscrivant dans la dynamique de réforme impulsée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, les autorités entendent moderniser ce secteur stratégique afin de le mettre en conformité avec les normes contemporaines.
Au terme de son intervention, le ministre de la Santé et marraine de l’événement, le Professeur Elsa Joséphine N’KANA AYO épouse BIVIGOU représentant le vice-président du gouvernement empêché a exprimé le souhait que les travaux débouchent sur des recommandations concrètes, réalistes et applicables, capables d’accompagner durablement la modernisation du secteur funéraire gabonais.
Elle a enfin félicité l’ensemble des organisateurs pour leur engagement et remercié les participants pour leur contribution à cette réflexion nationale avant de déclarer officiellement ouverts les travaux de l’Atelier national sur la réglementation du secteur funéraire au Gabon, jumelé à la première édition du Salon funéraire du Gabon.
Pour le gouvernement, cet atelier doit constituer le point de départ d’une réforme ambitieuse visant à doter le Gabon d’un véritable cadre légal, sanitaire, technique et éthique régissant les activités funéraires.
Durant deux jours, Les réflexions porteront notamment sur l’organisation des services funéraires, le renforcement des mécanismes de contrôle, l’encadrement des produits utilisés dans la conservation des corps, la protection des professionnels exposés à des risques sanitaires, la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement ainsi que l’amélioration de la qualité des prestations offertes aux familles endeuillées.
Les participants seront également appelés à examiner plusieurs questions essentielles, parmi lesquelles la gestion des corps, les conditions de conservation, le transport funéraire, les normes d’hygiène dans les morgues et les pratiques de thanatopraxie.
Le premier Salon funéraire du Gabon réunit ainsi des opérateurs privés, des partenaires techniques et financiers, des représentants religieux ainsi que des experts nationaux et internationaux.
Tous ont répondu présents pour contribuer à l’élaboration d’une vision commune du secteur funéraire gabonais. Une diversité d’acteurs qui témoigne de la nécessité d’aborder les questions funéraires dans une démarche transversale, concertée et inclusive.
Au terme de son intervention, le représentant du vice-président du gouvernement a exprimé le souhait que les travaux débouchent sur des recommandations concrètes, réalistes et applicables, capables d’accompagner durablement la modernisation du secteur funéraire gabonais.
Avec « Funéraire d’Or », le Gabon franchit une nouvelle étape dans la reconnaissance et la professionnalisation d’un secteur essentiel, au carrefour des enjeux humains, sanitaires, culturels et économiques.
Cet événement prend fin ce Samedi 30 Mai 2026.
Roselyne Geneviève Bekale Ondo
