Libreville : Monseigneur Bithe-Bi-Nzeng lance deux livres pour réveiller l’Afrique par l’amour et la connaissance

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Samedi 30 mai 2026, Libreville a vibré au rythme des idées. Monseigneur Docteur Alain Pascal Bithe-Bi-Nzeng a présenté deux ouvrages :  » La Vision Mebage Menkpam « et  » Une Nouvelle Ère Humaine « . Autour de lui, évêques, intellectuels, chercheurs, étudiants. Le sujet n’était pas une polémique. C’était plus dangereux : une proposition. Celle de bâtir l’avenir de l’Afrique sur ce qu’elle possède déjà : sa spiritualité, ses valeurs, sa capacité à penser par elle-même.

Le premier ouvrage,  » La Vision Mebage Menkpam «  , se lit comme un manuel intérieur. Pas de dogme figé, un chemin pour approfondir la relation à Dieu au quotidien. Le second,  » Une Nouvelle Ère Humaine «  , met en lumière un Gabonais dont le parcours incarne fidélité spirituelle et service à la nation. L’auteur ne vend pas une utopie. Il exhume une référence locale pour dire : l’exemplarité existe ici, elle a un nom, elle peut inspirer.

En effet, Monseigneur Bithe-Bi-Nzeng a résumé sa thèse en une phrase : « Dieu, c’est l’amour. Il n’y a que l’amour qui peut enlever la haine et faire grandir l’humanité ». Rien de naïf là-dedans. C’est un coup droit contre les divisions religieuses, ethniques, politiques. Son argument : l’Afrique gaspille son énergie à se déchirer alors qu’elle détient déjà les ressources spirituelles pour se tenir debout. Autonomie intellectuelle, dit-il. Autonomie culturelle, surtout.

Le point le plus croustillant du vernissage, c’est son plaidoyer pour la complémentarité. Pour lui, science et foi ne sont pas ennemies. L’une interroge le “comment” du monde, l’autre le “pourquoi”. Ensemble, elles forment une quête complète de compréhension. Dans un débat public où on oppose souvent labo et prière, il rappelle que les grandes civilisations n’ont jamais choisi. Elles ont marié la raison et le sacré. L’Afrique peut faire pareil, sans complexe.

L’auteur insiste : il ne s’agit pas de nostalgie. Transmettre un héritage spirituel, c’est l’activer. C’est l’adapter aux générations actuelles qui vivent entre réseaux sociaux, crises économiques et quête de sens. ” La   Vision Mebage Menkpam «  devient alors un cadre : aimer d’abord, servir ensuite, penser par soi. Trois verbes qui sonnent simples et qui dérangent, parce qu’ils exigent de chacun une responsabilité individuelle avant de réclamer à l’État.

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L’Afrique parle beaucoup de développement, peu de fondement. On importe des modèles, on oublie les boussoles locales. Monseigneur Bithe-Bi-Nzeng inverse la logique : avant d’acheter la solution dehors, regarde ce que tu portes déjà. La spiritualité africaine, la fraternité, la solidarité, la paix. Ce ne sont pas des mots pour cartes postales. Ce sont des leviers sociaux. Des pays entiers ont tenu pendant des crises grâce à ça, pas grâce à des prêts.

L’ambition est claire. Que la «  Vision Mebage Menkpam «  traverse les frontières. Pas comme une doctrine exportée, mais comme une contribution africaine au débat mondial. Une nouvelle conscience humaine, dit-il, fondée sur l’amour, le savoir et la responsabilité collective. Traduction : moins de haine sur les réseaux, plus d’exigence intellectuelle, plus de service concret dans les communautés.

Ceux qui ouvrent «  La Vision Mebage Menkpam  » chercheront des repères spirituels pratiques. Ceux qui lisent  » Une Nouvelle Ère Humaine  »  chercheront des modèles gabonais qui ont tenu. Les deux publics se rejoignent sur l’idée centrale : l’Afrique n’a pas à mendier son avenir. Elle a à l’incarner.

Le vernissage de Libreville n’était pas juste une signature. C’était une mise en orbite. Avec ces deux ouvrages, Monseigneur Alain Pascal Bithe-Bi-Nzeng propose à l’Afrique de redevenir auteur de son récit. Pas spectateur, pas consommateur de modèles. Auteur. Et son point de départ tient en trois mots : amour, savoir, responsabilité. Si les débats qui suivent prennent cette direction, alors ces livres auront fait plus qu’être lus. Ils auront fait bouger les lignes.

 

Aimé Jordan PANGO 

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