Medouneu applaudit ses mères : Lubin Ntoutoume offre un 17 avril inoubliable aux femmes du 3e âge

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Medouneu n’a pas célébré la Journée nationale de la femme dans le simple discours. Le vendredi 17 avril 2026, le département du Haut-Como a choisi la voie des actes. À l’initiative de Lubin Ntoutoume, Ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, enfant du pays, les projecteurs se sont braqués sur celles que l’on oublie trop souvent : les femmes du troisième âge. Loin des estrades officielles de la capitale, c’est ici, au cœur de la commune, que la solidarité nationale a pris un visage concret.

 

Représenté par son conseiller technique et un chargé d’études, le ministre a tenu à parler d’unité et de proximité. Le moment fort de la journée restera la remise de kits alimentaires à une trentaine de mères âgées de 70 ans et plus. Des sacs remplis de produits de première nécessité, oui, mais surtout un message : vous comptez, vous n’êtes pas invisibles. Dans une société qui court, prendre le temps d’honorer ses aînées est un choix politique fort.

 

Car ce geste dépasse largement l’aide ponctuelle. Pour Lubin Ntoutoume, ces femmes sont les « gardiennes des valeurs ». Elles ont porté les familles, tenu les villages, transmis la langue, les codes, la mémoire. Leur offrir riz, huile, savon et denrées essentielles, c’est reconnaître une dette. L’émotion était palpable à Medouneu. Des larmes, des sourires, des mains serrées. La preuve que la dignité ne tient parfois qu’à un regard, à une attention.

 

« Cette action traduit l’engagement constant des plus hautes autorités à promouvoir la solidarité nationale et à ne laisser aucune frange de la population en marge du développement », a martelé Claude Guy Assey, conseiller technique, porte-voix du ministre. La phrase résume l’enjeu : le développement ne vaut que s’il embarque tout le monde. Une politique publique qui ignore ses anciens perd son âme. En ciblant les femmes de plus de 70 ans, souvent les plus vulnérables, l’initiative touche juste et rappelle une évidence : la cohésion sociale commence par la protection des plus fragiles.

 

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Au-delà du symbole, il y a une logique de transmission. Valoriser les aînées, c’est dire aux plus jeunes que la société a une mémoire et des racines. Dans le Haut-Como comme ailleurs au Gabon, ces mères sont des bibliothèques vivantes. Les célébrer le 17 avril, c’est rappeler que l’avenir d’une nation s’écrit en respectant celles qui ont porté son passé. La présence de Jeannine Ada Eko, deuxième adjoint au maire de Medouneu, a donné à l’événement son ancrage local et institutionnel. L’État central et la commune, main dans la main, pour un même message.

 

La cérémonie s’est achevée dans la convivialité, entre chants, bénédictions et partages. Pas de protocole pesant, juste de l’humain. C’est peut-être cela, la plus belle réussite de cette Journée nationale de la femme à Medouneu : avoir transformé une date du calendrier en moment de chaleur collective. Le geste de Lubin Ntoutoume n’effacera pas toutes les difficultés du quotidien, mais il rallume une flamme : celle de la considération.

 

En honorant ses mères, Medouneu honore le Gabon tout entier. Lubin Ntoutoume rappelle une vérité simple : aucune transformation locale, aucune industrie, aucun plan de développement ne tiendra si l’on oublie ceux qui ont bâti les fondations. Le 17 avril 2026, le Haut-Como a donné une leçon de gratitude. Et c’est tout un pays qui s’en trouve grandi.

 

Aimé Jordan PANGO 

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