Port-Gentil mise sur Assala Gabon pour verdir la collecte des déchets
Le 20 mai 2026, la mairie de Port-Gentil a ouvert la porte à un partenariat concret avec Assala Gabon. Au menu : collecte et valorisation des déchets domestiques et recyclables issus des activités de l’entreprise, et un coup d’accélérateur au plan de modernisation des services d’assainissement de la capitale économique.
Le maire Pascal Houangni Ambouroue a reçu Edgar Mba Ognane Nguema, DG d’Assala Gabon, pour parler chiffres, flux et calendrier. L’objectif n’est pas de signer un communiqué, mais de caler un dispositif qui réduit les volumes enfouis, augmente le recyclage, et améliore la propreté des quartiers.
L’entreprise veut traiter mieux les déchets issus de ses opérations : tri à la source, collecte séparée, valorisation matière et énergie quand c’est possible. L’intérêt est double : réduire l’empreinte environnementale et sécuriser des filières locales qui créent de la valeur. Quand une entreprise internalise sa gestion déchets, elle gagne en conformité et en réputation.
Port-Gentil a présenté ses capacités opérationnelles en assainissement et son projet de modernisation des services techniques. Routes de collecte, points de regroupement, équipements, suivi GPS des camions, facturation rationalisée : la municipalité veut passer d’un système réactif à un système planifié et mesurable.
Port-Gentil produit des volumes importants de déchets domestiques et assimilés. Assala Gabon génère des flux spécifiques qui, bien triés, peuvent alimenter des filières recyclage locales : plastiques, métaux, papiers, organique. Mettre en commun logistique et sites de traitement évite la duplication des coûts et augmente les volumes valorisables.
Valoriser les déchets, c’est créer des micro-entreprises, des emplois de tri, de collecte, de maintenance, de vente de matière secondaire. C’est aussi réduire les dépenses de la mairie en allongeant la durée de vie des sites de stockage. L’équation est simple : moins de déchets enfouis, plus de matière réinjectée dans l’économie locale.
Les deux parties ont parlé des enjeux environnementaux concrets : moins de brûlage à l’air libre, moins de dépôts sauvages, moins de lixiviats dans les zones sensibles. Un partenariat crédible se mesure à l’état des rues, à l’odeur des marchés, à la fréquence de passage des bennes dans les quartiers denses.

Un partenariat solide repose sur quatre piliers :
1. Flux identifiés : nature et volume des déchets d’Assala, fréquence, points de collecte.
2. Rôles clairs : qui collecte, qui transporte, qui traite, qui contrôle.
3. Financement réaliste : répartition des coûts, mécanismes de paiement, pénalités et bonus liés aux performances.
4. Transparence : données publiques sur les tonnages, taux de valorisation, incidents.
Le projet municipal ne se limite pas aux camions. Il touche à la planification des tournées, à la maintenance préventive, à la formation des agents, à la sensibilisation des usagers. Si Assala apporte des flux réguliers et un suivi rigoureux, la mairie peut lisser ses coûts et améliorer la qualité du service pour tous.
Un partenariat qui reste au stade des intentions ne change rien. Pour éviter ça, il faut des indicateurs publics : tonnage collecté, taux de tri, taux de valorisation, nombre de dépôts sauvages résorbés. La pression du résultat est ce qui fait bouger les lignes.
Si la mairie et Assala Gabon réussissent, la ville aura un modèle réplicable pour d’autres opérateurs et d’autres communes. Une collecte mieux organisée, une valorisation locale, un cadre de vie amélioré. Ce n’est pas un projet spectaculaire, c’est un projet qui se voit chaque matin dans la rue. Et c’est exactement ça qui fait la différence pour les Port-Gentillais.
