SALON DU BACHELIER 2026 : LA CGGEUP SE FÉLICITE MAIS TIRE LA SONNETTE D’ALARME SUR LA FRÉQUENTATION

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LIBREVILLE – Bilan en demi-teinte pour la 2ᵉ édition du Salon National du Bachelier (SNB). Organisé les 7 et 8 août 2026 à Libreville par la Conférence Gabonaise des Grandes Écoles et Universités Privées (CGGEUP), l’événement a atteint ses objectifs de contenu. Mais il a manqué son public principal : les nouveaux bacheliers.

 

Pendant deux jours, le SNB a réuni une trentaine d’établissements d’enseignement supérieur privé, des entreprises, des acteurs de l’entrepreneuriat et des parents. Objectif : aider les jeunes bacheliers à choisir une filière, un métier et un établissement.

 

À l’heure du bilan, le président de la CGGEUP, le Pr Jean-Louis Nkolou Nkolou, se veut lucide. Il salue d’abord la mobilisation : « Nous avons voulu fédérer l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur privé qui se sont retrouvés ici ». 

 

Pour lui, le pari est tenu sur le fond. Le salon a offert aux jeunes un panorama clair des formations disponibles au Gabon, loin des idées reçues.

 

« Étudier au Gabon n’est plus un choix par défaut »

Le cœur du message de la CGGEUP en 2026, c’est la crédibilité. Fini le temps où le privé était vu comme un pis-aller.

 

Une trentaine d’écoles membres ont présenté leurs offres dans des secteurs stratégiques : tertiaire, comptabilité, management, industrie, santé, agriculture, transition écologique et numérique. Des filières directement connectées aux besoins du marché de l’emploi.

 

Le président martèle : « Il n’est plus nécessaire d’avoir un complexe à l’idée d’aller étudier à l’extérieur. Tout ce qui se fait à l’extérieur peut également se faire ici ».

Argument à l’appui : les établissements sont reconnus par l’État, encadrés par des enseignants qualifiés, et forment déjà « de nombreux cadres en activité dans les entreprises et les administrations gabonaises ».

 

Autre tournant : le lien avec l’entreprise. En invitant des patrons et des entrepreneurs, la CGGEUP veut casser l’idée que le diplôme est « un simple papier ». Pour le Dr Sylvestre Emane, représentant du président, « le diplôme doit être la conviction d’avoir construit son avenir, de réussir sa vie et de contribuer au développement de son pays ».

 

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Le point noir : les bacheliers ont brillé par leur absence

C’est là que le bât blesse. Malgré la qualité des stands et des échanges, la fréquentation des nouveaux bacheliers a été insuffisante.

 

« Je ne suis pas totalement satisfait parce que je n’ai pas vu à ce salon la véritable cible pour laquelle nous avons organisé tout cela », a reconnu le représentant de la CGGEUP.

 

Les organisateurs pointent du doigt le calendrier et des problèmes d’organisation qui auraient freiné la mobilisation des lycéens fraîchement diplômés. Un aveu d’échec partiel, mais assumé.

 

Cap sur 2027 : corriger le tir

Pour la CGGEUP, cette 2e édition reste « une étape importante ». Elle pose les bases d’une orientation plus professionnelle et valorise le rôle du privé dans l’enseignement supérieur.

 

Mais pour que le SNB devienne incontournable, il faudra revoir la copie. L’organisation promet de capitaliser sur l’expérience, d’améliorer le calendrier et de renforcer la communication pour toucher directement les lycées et les familles.

 

Le rendez-vous est déjà pris pour 2027. L’ambition : faire du Salon National du Bachelier « un outil encore plus efficace d’accompagnement des jeunes dans la construction de leur parcours universitaire et professionnel ».

 

Au fond, le message de la CGGEUP est simple. Les formations existent au Gabon. Les entreprises attendent. Reste à convaincre les bacheliers de venir les découvrir avant de faire leurs valises.

 

Par Roselyne Geneviève Bekale Ondo

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