Santé en péril : L’appel de détresse de Christian Aurat Rayta face aux impayés des assurances
Le cri d’alarme est officiel et il atterrit directement sur la table du Chef de l’État. Face à ce qui s’apparente désormais à une menace systémique, Christian Aurat Rayta a pris la plume pour interpeller directement le Président de la République face à l’asphyxie financière qui frappe le secteur de la santé privée au Gabon.
En cause ? Les impayés massifs et répétés de certaines assurances santé envers les cliniques, laboratoires et pharmacies. Derrière la froideur des chiffres, la réalité humaine est dramatique : salaires bloqués, ruptures de stocks de médicaments, investissements gelés et des chefs d’entreprise au bord de l’épuisement professionnel chronique.

« Le secteur privé n’est pas un adversaire de l’État, c’est un partenaire », rappelle l’auteur. Pour éviter une vague de fermetures de structures sanitaires qui engorgerait définitivement les hôpitaux publics, un plan de sauvetage en cinq points urgents est proposé à la Haute Autorité : Un plan national d’apurement immédiat des créances ; Un audit complet des dettes accumulées ; La digitalisation intégrale des facturations pour automatiser les règlements ; La création d’un cadre permanent de dialogue ; Une réforme profonde de la gouvernance financière de l’assurance maladie.
Alors que la Transition s’active à bâtir un Gabon plus fort, cet appel à l’action préventive résonne comme un test majeur.
Car préserver l’écosystème de soins, c’est avant tout protéger la vie des Gabonais. La balle est désormais dans le camp de la Présidence.
