Souveraineté et mémoire : Lézin Gualbert Koumba Mbadinga réclame la gabonisation de nos édifices et carrefours
À l’heure où le Gabon de la Transition vibre au rythme de la restauration des institutions et de la fierté nationale, une question fondamentale s’invite dans le débat public : quelle place accordons-nous à nos propres figures historiques ? Dans sa tribune « L’Œil du Citoyen », le leader d’opinion et acteur politique Lézin Gualbert Koumba Mbadinga livre une analyse sans concession sur l’attribution des noms à nos infrastructures.
Le constat est aussi paradoxal que regrettable. Des décennies après l’indépendance, de nombreux carrefours, quartiers, immeubles et édifices publics à travers le pays continuent de porter les noms de personnalités ou de nations étrangères.

Loin de toute dérive xénophobe, l’acteur politique pose une question de pure souveraineté : comment construire une identité nationale forte si notre quotidien ignore nos propres bâtisseurs ? Pour Koumba Mbadinga, valoriser la mémoire collective est un impératif qui doit se traduire par des actes concrets :
Rebaptiser les espaces publics (écoles, routes, carrefours) avec les grands noms de notre histoire ; Mettre en lumière les figures historiques, culturelles, intellectuelles et traditionnelles gabonaises ; Offrir des modèles visibles et inspirants à la jeune génération dans son environnement de tous les jours.
Enraciner l’histoire du Gabon dans la pierre et sur les plaques de nos rues est bien plus qu’une simple formalité administrative. C’est le ciment nécessaire pour renforcer le sentiment d’appartenance, booster la fierté patriotique et consolider l’unité nationale. Pour que la souveraineté ne soit plus seulement un concept théorique, il est temps que le paysage urbain gabonais parle enfin gabonais.
