TRUMP SEUL FACE À TOUS : LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN DÉSARMÉ, À LA MERCI DES DÉMOCRATES
C’est un Président américain désormais à la merci des démocrates et dépourvu de tout moyen. Le verdict des urnes est tombé comme un couperet à Washington. Après la perte de la Chambre des représentants et du Sénat, Donald Trump entre dans une nouvelle ère, celle du gouvernement divisé.
Il garde la présidence, c’est vrai. Il garde son bureau ovale, son veto et son stylo pour signer des décrets. Mais dans la réalité du pouvoir américain, il ne pourra plus faire voter ses lois seul. La machine législative lui échappe désormais.
Désormais, chaque texte majeur, chaque budget et chaque nomination devra passer par une majorité démocrate. Autrement dit, chaque dollar dépensé, chaque réforme annoncée et chaque poste clé à pourvoir devra être négocié, amendé, parfois même enterré par ses adversaires.
C’est un camouflet politique majeur pour le Président américain. Lui qui avait fait de la toute-puissance un style de gouvernement, lui qui avait promis d’imposer son agenda sans obstacle, se retrouve contraint de composer. C’est la fin du règne sans partage.
Sur le plan intérieur, le scénario est déjà écrit. Ses promesses de baisses d’impôts massives, de durcissement migratoire ou de dérégulation à tout-va vont se heurter à un mur démocrate. Au mieux, elles seront édulcorées. Au pire, elles seront tout simplement bloquées.

Sur le plan budgétaire, la situation est encore plus explosive. Sans majorité au Congrès, Trump ne peut plus imposer son budget. Le spectre du shutdown, cette paralysie de l’administration fédérale, plane désormais sur chaque négociation. Les démocrates tiennent le cordon de la bourse.
Sur le plan des nominations, c’est le même calvaire. Juges fédéraux, ambassadeurs, hauts responsables : chaque nom proposé par la Maison Blanche devra recevoir l’aval d’un Sénat hostile. Les confirmations risquent de se transformer en procès publics.
Il ne reste à Trump que deux armes : le veto pour bloquer les lois démocrates, et les décrets présidentiels pour contourner le Congrès. Mais ce sont des armes défensives, fragiles et facilement réversibles par son successeur. Gouverner par décret, c’est gouverner sans lendemain.
Politiquement, cette défaite rebat complètement les cartes pour la suite. Un président sans Congrès devient un président affaibli à l’international, moins crédible face à ses alliés comme à ses rivaux. À Washington, le centre de gravité du pouvoir vient de basculer.
Trump n’est pas tombé, mais il est désormais ligoté. Il lui reste deux ans à gérer la cohabitation la plus hostile de l’histoire américaine moderne. Soit il apprend à négocier, soit il s’enferme dans le blocage. Dans les deux cas, ce n’est plus lui qui écrit seul l’histoire des États-Unis.
