Ve RÉPUBLIQUE : LE GRAND MÉNAGE DANS L’APPAREIL D’ÉTAT A COMMENCÉ À LIBREVILLE

0

C’est l’un des chantiers les plus sensibles et les plus attendus de la Ve République. Les 5 et 6 octobre 2026, le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba de Libreville s’est transformé en salle d’opération à cœur ouvert pour l’État gabonais. Au programme : un séminaire décisif sur la simplification de l’architecture institutionnelle et la mise en œuvre de la circulaire présidentielle du 8 mai 2025.

 

Organisée par le ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions, cette rencontre n’est pas un séminaire de plus. Elle s’inscrit directement dans la dynamique de refondation de l’État portée par la Constitution de 2024. L’objectif est clair : dégraisser une administration jugée trop lourde, illisible et parfois redondante.

 

Pour marquer l’importance de l’événement, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, en présence du ministre hôte François Ndong Obiang et de plusieurs membres du Gouvernement. Un signal fort qui montre que la simplification n’est pas une simple vue de l’esprit mais une priorité gouvernementale.

 

Au centre de tous les débats, un texte devenu la bible de la nouvelle gouvernance : la circulaire présidentielle du 8 mai 2025. Ce document est désormais le cadre de référence absolu pour l’organisation et la méthode de travail du Gouvernement sous la Ve République. Elle impose une nouvelle doctrine : efficacité, célérité, professionnalisme, éthique, discipline et redevabilité. Fini l’administration qui tourne à vide.

 

HeaderBanner

Concrètement, que vise ce séminaire ? Il s’agit d’engager une réflexion sans tabou sur l’organisation et le fonctionnement de l’État. Les experts et les ministres ont pour mission d’identifier les leviers pour simplifier les procédures, améliorer la lisibilité des textes, mais surtout de s’attaquer au cœur du mal : les chevauchements de compétences, le flou sur les responsabilités et la prolifération de structures administratives qui font doublon.

 

Dans son propos introductif, le ministre François Ndong Obiang a été très clair. La simplification institutionnelle est l’un des chantiers prioritaires de sa lettre de mission. Il a rappelé que la circulaire du 8 mai n’est pas une simple recommandation, mais le principal référentiel de cette transformation profonde de l’action publique. On ne réforme plus à la marge, on refonde.

 

Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a enfoncé le clou avec une exigence de résultats. Pour lui, l’action publique doit devenir lisible pour le dernier des citoyens. Chaque Gabonais, chaque opérateur économique doit pouvoir identifier clairement quelle est l’administration compétente, qui décide et qui est responsable. Il a appelé à un examen rigoureux et impitoyable pour distinguer ce qu’il faut préserver, ce qu’il faut mieux articuler et surtout, les doublons qu’il faut purement et simplement supprimer.

 

Les travaux, qui s’étalent sur deux jours, abordent des questions fondamentales. Le panel inaugural s’est attaqué au cadre constitutionnel et à la nouvelle organisation de l’État : quelle est la nature exacte du régime politique de la Ve République ? Comment s’organisent les pouvoirs ? Quels sont les dysfonctionnements concrets qui paralysent l’action publique sur le terrain ?

 

À l’issue de ce séminaire, le Gouvernement n’attend pas un simple rapport qui finira dans un tiroir. L’ambition est de produire un diagnostic partagé de l’architecture institutionnelle, mais surtout de formuler des propositions concrètes de rationalisation, avec un cadre opérationnel clair, un calendrier de mise en œuvre précis et un mécanisme de suivi et de reddition des comptes.

 

En somme, à travers cette démarche, le Gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema entend passer du constat à l’action. L’objectif final est de bâtir une architecture institutionnelle plus cohérente, où les responsabilités sont clairement définies, pour offrir aux citoyens un service public enfin lisible, accessible, transparent et performant. C’est le pari de la Ve République.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.