La cinquième République confisquée : des mercenaires politiques torpillent l’espoir du peuple
Ce qui se joue actuellement dans les coulisses de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) n’est pas une simple querelle de leadership. C’est une trahison. Une trahison du peuple, de l’idéal du 30 août, et du contrat sacré noué entre les Gabonais et leur champion : le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Au cœur de cette trahison, un conglomérat de profiteurs politiques, experts en recyclage idéologique, qui ont flairé l’odeur du pouvoir et s’y sont précipités comme des charognards sur une carcasse. Le peuple voulait la rupture. Ils offrent la répétition. Le peuple exigeait la justice. Ils ramènent l’impunité maquillée en loyauté.
Trois clans se disputent le contrôle de l’UDB comme on se dispute un butin : Les anciens apparatchiks du PDG, revenus en force, changés non pas en convictions mais en discours, récitant les mots de la Transition sans jamais en incarner l’esprit.
Les opposants d’hier, qui brandissent leur ralliement opportuniste comme un badge de patriotisme, mais n’ont en réalité qu’une soif de retour sur la scène.
Les transhumants pressés, qui, après avoir changé de camp, se réfugient dans la “pensée patriotique” pour masquer leurs calculs de positionnement tribal ou familial.
Ces trois blocs, en guerre ouverte pour la conquête de sièges, ont un point commun : aucun n’a versé une goutte de sueur pour bâtir l’UDB, encore moins pour porter le fardeau de la Transition.

Le plus grave, c’est qu’en s’accaparant le projet politique du président Oligui Nguema, ils brouillent le message, pervertissent l’espérance, et détournent l’outil de la reconstruction au profit de leurs intérêts privés.
Ils ne construisent rien. Ils sabordent.Ils ne soutiennent pas le chef de l’État. Ils l’enferment dans une cage d’opportunisme. Et ce faisant, ils brisent le pacte social qui liait les Gabonais à leur libérateur.
Face à cette imposture, la base gronde. Ceux qui ont cru au changement, ceux qui ont marché, milité, risqué, refusent de laisser l’UDB devenir un terrain vague occupé par les revenants d’un système corrompu.
« On nous avait promis un nouveau Gabon. Ce qu’ils proposent, c’est un mauvais remake de l’ancien. »
Dans cette cacophonie, même des figures comme Camélia Ndoutoume Leclercq – fidèle jusqu’au bout au PDG – apparaissent aujourd’hui comme moins hypocrites que ceux qui changent de camp au rythme du vent.
Le peuple gabonais n’a pas renversé un régime pour que les clones du passé reviennent par la fenêtre. Ce peuple mérite mieux. Il mérite qu’on respecte son combat, sa confiance, et son président.
Et ce cri du cœur des vrais artisans du plebiscite du 12 avril s’impose : Touchez à nos espoirs, et c’est le pays que vous trahissez.
