10 ans après le drame du 31 août 2016 : Joachim Mbatchi Pambou réclame une stèle mémorielle pour les victimes
Dix ans jour pour jour après l’assaut sanglant du quartier général de Jean Ping aux Charbonnages et les violences postélectorales qui ont endeuillé le pays, la classe politique est appelée à briser les tabous.
Dans une tribune libre particulièrement poignante, Joachim Mbatchi Pambou, ancien candidat a l’élection présidentielle d’Août 2023, en sa double qualité de Président du Forum Pour la Défense de la République (FDR) et de l’Union des Forces du Changement (UFC), presse les institutions de la République d’affronter cette page sombre sans amnésie ni esprit de vengeance.
Pour le leader d’opinion, la refondation républicaine entamée depuis le 30 août 2023 ne pourra s’accomplir pleinement si la Nation continue de pratiquer l’oubli sélectif face au drame de 2016.
Refusant de transformer la douleur des familles en instrument de querelles partisanes, Joachim Mbatchi Pambou formule une proposition républicaine concrète au nom du FDR : L’aménagement, dans le Grand Libreville, d’une stèle en mémoire de toutes les victimes des violences postélectorales de 2016, sans distinction de camp politique.

L’ouverture d’un travail institutionnel sérieux pour faire la lumière sur les responsabilités, reconnaître officiellement les victimes et offrir aux familles un lieu de recueillement digne.
« La réconciliation véritable ne consiste pas à effacer les blessures, mais à les regarder avec courage. La vérité n’appartient ni au pouvoir, ni à l’opposition, elle appartient au peuple », affirme Joachim Mbatchi Pambou.
Cet appel au devoir de mémoire constitue un pilier indispensable pour le « Pacte National de Consolidation ».
Rendre hommage aux disparus de 2016 est le seul moyen de garantir aux générations futures que la démocratie gabonaise ne se teindra plus jamais de sang.
