NDJOLÉ : POLÉMIQUE AUTOUR DU TRANSPORT, LE DÉPUTÉ MEFANE RÉPOND : « JE NE FAIS QUE MON TRAVAIL »

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La vidéo du député Yannick MEFANE sur le prix des taxis a fait du bruit. Le Bureau du Conseil Municipal a réagi. Et le député du 1er siège de Ndjolé et du canton Ebel-Alembe répond à son tour : il n’a rien inventé, il a seulement relayé la colère des habitants.
« Il faut éviter de transformer une préoccupation légitime en polémique politique », tranche son entourage.

Lors de son compte rendu parlementaire et de sa tournée de terrain, les doléances sont tombées toutes seules : transport trop cher, routes, chantiers en retard, insalubrité.
Les vidéos circulent : on y voit les populations parler elles-mêmes. Elles interpellent leur élu. Elles lui demandent d’écrire, de saisir, de porter.
C’est exactement cela le mandat d’un député : écouter, interpeller, transmettre, contrôler.

Le Bureau municipal rappelle un accord du 29 juillet : 300 FCFA le jour, 500 FCFA la nuit, applicable depuis le 20 août.
La réponse de MEFANE est directe : si l’accord existait, où était la communication officielle avant le 23 août ?
« Pourquoi faut-il attendre la publication d’une vidéo du député pour voir apparaître un communiqué de la mairie ? »
Le problème n’est pas qui l’a dit en premier. Le problème est que les gens ne savaient pas.

Le député ne prétend pas avoir fixé les tarifs. Il a recueilli une doléance et promis de saisir l’autorité compétente. C’est la procédure la plus classique qui soit.
Et si les migovéens viennent lui parler du prix des taxis, c’est qu’ils attendent de lui qu’il fasse remonter l’information. Le nier, c’est nier la démocratie de proximité.

Plutôt que « qui a fait quoi ? » posons la vraie question :
Comment garantir aux populations un tarif juste, clairement affiché et effectivement respecté dans la rue ?
C’est cela qui change le quotidien. Le reste est du bruit.

La mairie : réguler, prendre l’arrêté, informer, contrôler.
Le député : écouter, alerter, suivre l’application des décisions.
Les taximen : appliquer le barème convenu.
Les populations : droit d’être informées et servies.
Pas de guerre d’ego. Une chaîne de responsabilités.

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À Ndjolé comme ailleurs, l’absence de communication crée un vide. Et le vide est rempli par les réseaux sociaux, les rumeurs, les vidéos.
Une note municipale affichée dans les gares, un communiqué le 20 août, des contrôles dès le 21 : l’incident aurait été évité.

Transport, oui. Mais aussi routes, chantiers en retard, insalubrité, développement local.
Perdre du temps à se tirer dessus, c’est perdre du temps sur ces dossiers. L’énergie doit aller là.

S’indigner qu’un député écoute ses administrés, c’est décourager la démocratie.
Il faut au contraire valoriser ce réflexe. Et demander à la mairie de faire de même : plus de pédagogie, plus de proximité.

Au finish, il n’y a ni vainqueur « député » ni vainqueur « mairie » à désigner.
Le seul qui doit gagner, c’est Ndjolé et ses habitants.

Le député doit continuer d’écouter. La mairie doit continuer d’agir. Et tous doivent accepter la critique quand elle est constructive. C’est comme ça qu’on fait baisser le prix du taxi… et qu’on fait monter le niveau du débat.

Aimé Jordan PANGO

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