MAKOKOU : OLIGUI NGUEMA ÉRIGE UN MÉMORIAL À LA MÉMOIRE D’ISSOZE NGONDET, FIGURE DE LA DIPLOMATIE GABONAISE
Vendredi 28 août 2026, à Epassendjet, à Makokou, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a inauguré un mémorial dédié à Emmanuel Issoze Ngondet, ancien Premier ministre et diplomate gabonais.
La cérémonie, intervient au lendemain de l’arrivée du chef de l’État dans la province, dans le cadre du 3e anniversaire de la Fête de la Libération.
Emmanuel Issoze Ngondet a marqué plusieurs décennies de la vie publique gabonaise. Chef du gouvernement, ministre des Affaires étrangères, ambassadeur : il a incarné la voix du Gabon à l’international.
Le mémorial d’Epassendjet n’est donc pas qu’un bâtiment. C’est la matérialisation d’un parcours au service de la diplomatie et de la conduite des affaires de l’État.
Au-delà de l’inauguration d’une infrastructure, le geste revêt une dimension mémorielle. En choisissant Makokou, terre natale d’Issoze Ngondet, le pouvoir pose un acte de reconnaissance et de réconciliation avec l’histoire.
Célébrer ses serviteurs, c’est aussi dire aux vivants que l’engagement pour la nation laisse une trace.
L’ambition affichée est claire : faire de ce mémorial un espace de recueillement, mais aussi de transmission.
Écoles, universités, associations : les jeunes générations sont invitées à venir s’approprier l’héritage. Comprendre les coulisses de la diplomatie, les négociations, les choix de politique étrangère. La mémoire ne vit que si elle se raconte.
Organisée dans le sillage de la Fête de la Libération, l’inauguration prend un relief particulier. Trois ans après août 2023, le pouvoir cherche à ancrer sa légitimité dans des symboles nationaux.
Ériger des monuments, nommer, célébrer : c’est écrire l’histoire officielle et fixer les repères d’une nouvelle ère.

En venant à Makokou, le président met aussi l’accent sur le nord-est du Gabon, province souvent perçue comme enclavée.
Le mémorial peut devenir un point d’attraction culturelle et touristique, à condition d’être entretenu, animé et intégré à une politique de développement local. Un monument seul ne suffit pas. Il faut des routes, des écoles, des emplois autour.
Issoze Ngondet a porté le Gabon dans les enceintes internationales. Aujourd’hui, la diplomatie gabonaise doit se réinventer : multilatéralisme, climat, sécurité en Afrique centrale, attractivité économique.
Le mémorial rappelle d’où l’on vient. Il interroge aussi où l’on va. Quelles voix pour porter le Gabon demain ?
Avec ce mémorial, l’État ne construit pas seulement des murs. Il écrit un récit.
Celui d’un diplomate parti de Makokou pour représenter le Gabon dans le monde.
Si le lieu devient vivant, il formera. S’il reste muet, il décorera.
Le choix d’OLIGUI NGUEMA est posé : honorer la mémoire pour inspirer l’avenir.
Dans l’Ogooué-Ivindo et au-delà, reste à transformer l’hommage en école de service public.
Aimé Jordan PANGO
