Délire d’un politicard : Gervais Oniane expert en vulgarité distinguée
Délirium. Pathétique et pitoyable, pour, dit-on, une grosse tête de la République, et qui plus est, un collaborateur du chef de l’État, dans ses fonctions de Haut-Représentant personnel du locataire du Bord de mer.
Gervais Oniane est à classer parmi ces égotistes politiciens qui, de par leur position dans la galaxie présidentielle, pensent user de leur statut pour se permettre des écarts d’une rare violence verbale, même à l’égard d’un ministre d’État de la République. Quand la politique politicienne rend dingo-dingue. A cause des ersatz comme Oniane, ça raconte que le chef de l’Etat serait mal entouré, avec des collaborateurs toxiques.
Les violences basées sur le genre (VBG) à l’endroit de la femme gabonaise, ce grand combat dans le pays contre les machistes, les sexistes et autres bourrus mâles, Camélia Ntoutoume Leclercq vient de l’expérimenter durement par la charge de Gervais Oniane à son encontre, pendant les élections législatives. Le Haut-Représentant du président de la République et président de l’Union pour la République (UPR), via une vidéo devenue virale sur les inénarrables réseaux sociaux, a prouvé à l’univers entier qu’il sait insulter les femmes dans leur chair. L’élection est terminée, mais il serait malencontreux de laisser passer sous l’éteignoir le comportement de cet olibrius envers une femme dont l’énergie n’est plus à revendre pour l’école gabonaise.
La fameuse éminence grise et président de l’UPR a récemment pété un câble, pendant la campagne électorale des législatives pour le siège du 1ᵉʳ arrondissement de Ntoum (Komo-Mondah), dans le soutien de son candidat, Elfox Loyola Mbina, défait au second tour de l’élection, le dimanche 2 novembre, par le PDG, Camélia (et non Carmélia, comme s’ingénient de l’appeler des concitoyens, voire des confrères de la place) Ntoutoume Leclercq.
Après une sortie de route aussi minable et insultante, sous d’autres latitudes, puisqu’il met en avant sa fonction de Haut-Représentant du chef de l’État, au regard de la violence verbale, Gervais devrait être blackboulé de la présidence de la République. On ne peut pas être un collaborateur du chef de l’exécutif, et se comporter tel un chenapan, avec une ministre d’État de la République.

L’entre-deux tours a montré la vraie face de Gervais Oniane. Un politicien sans envergure. Il est doublé d’un narcissique qui frôle le risque d’être taxé de schizophrène en devenir. Le temps de la campagne électorale, Gervais Oniane, plastronnant dans son abacost de Haut-Représentant du président de la République, s’en est violemment pris à l’adversaire de son candidat : Camélia Ntoutoume Leclercq. Tout cela, pour s’attirer les bonnes grâces de l’électorat du premier arrondissement de Ntoum.
Le coursier dans le costume de chef de l’État
Le gaillard a laissé perler sa masculinité et sa condescendance devant une femme, qui a eu le tort de croiser son poulain. Le même, qui, il n’y a pas longtemps, chantait les louanges, et encensait les ntoumois à être en rangs serrés derrière Camélia Ntoutoume, devenue, le temps de cette élection, leur punching-ball. L’ingratitude fait des choses. Et alors que les choses se corsaient pour son candidat, Gervais Oniane a jugé utile de venir déverser tout le mal qu’il pensait de l’actuelle ministre d’État à l’Éducation nationale.
Comme un garnement, plutôt, un rabatteur des taxi-bus de Rio, la bave au bout des lèvres, Gervais Oniane a carrément injurié Camélia dans son être, puisqu’il a fait référence à sa physiologie. Quelle honte. On vous fait l’économie des détails des mots et injures désobligeants à l’endroit de celle qui a vaincu son candidat. Pis, toujours de façon hautaine, on peut relever que Gervais Oniane doit sûrement méconnaître réellement les prérogatives d’un Haut-Représentant du président de la République. Puisque dans l’un des passages de cette vidéo, il bombe son poitrail, que sa fonction de Haut-Représentant fait de lui une personne au-dessus d’un ministre d’État. Ne riez pas ! Un coursier qui se prend pour le chef de l’État.
Après Séraphin Moundounga, affublé du peu glorieux surnom d’Érostrate par Raymond Ndong Sima, il ne serait pas malvenu de penser que Gervais Oniane soit aussi du même acabit que le vice-président de la République. Curieusement, les deux font des drôles de cocos, à voir comment ils font tout pour se faire voir.
La rédaction
