Africa N°1 renaît : Gabon et Libye enterrent la hache de guerre et signent l’accord  

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Libreville – Après des années de bras de fer juridique et de silence radio, le dossier Africa N°1 vient d’être débloqué. L’État gabonais et la partie libyenne ont signé ce jour un protocole d’accord de règlement pour la station panafricaine, mettant fin à un contentieux qui plombait l’avenir de la radio depuis trop longtemps.  

 

La rencontre s’est tenue dans un climat de travail direct, loin des effets d’annonce. Les deux délégations ont mis sur la table les points de blocage, aligné les positions et trouvé un terrain d’entente sur la gestion, le statut et la relance de la station emblématique. L’objectif affiché est clair : sortir Africa N°1 de l’impasse pour la remettre au service de l’information et de la culture sur le continent.

 

Pour Libreville, l’enjeu dépasse la simple question patrimoniale. Africa N°1 reste un symbole de la voix panafricaine née au Gabon. La relancer, c’est récupérer un outil d’influence, d’emploi pour les journalistes et techniciens, et de rayonnement culturel. Laisser mourir la station aurait été acter la disparition d’un pan de l’histoire médiatique africaine.

 

Côté libyen, la signature traduit une volonté de tourner la page des contentieux et de réinvestir dans un projet structurant pour la coopération Sud-Sud. Le protocole prévoit les modalités de règlement et un cadre de gouvernance qui doit éviter de retomber dans les blocages institutionnels du passé.

 

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Les deux parties ont salué le travail des équipes techniques et juridiques qui ont permis de dénouer le dossier. L’accord n’est pas une fin en soi, mais il lève l’obstacle principal qui empêchait toute relance concrète. Place maintenant à la mise en œuvre : réorganisation, plan de financement, reprise des émissions, repositionnement éditorial.

 

Pour les anciens d’Africa N°1, c’est un signal attendu depuis longtemps. Pour les auditeurs, c’est la promesse d’une radio panafricaine qui retrouve sa fréquence, son ton et son rôle de carrefour des idées.

 

Le protocole signé aujourd’hui engage les deux États sur une feuille de route commune. Si le suivi est rigoureux, Africa N°1 peut redevenir ce qu’elle a été : une voix qui compte, qui informe, qui dérange parfois, mais qui parle à l’Afrique.

 

Félicitations aux deux délégations pour avoir choisi la négociation plutôt que l’enlisement. Le plus dur commence maintenant : transformer l’accord sur papier en antenne qui vit.

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